Publié le 19 octobre 2025 08:02:00. Une association d’osimertinib et de chimiothérapie s’impose comme un nouveau standard de soins de première intention pour le cancer du poumon non à petites cellules (CPNPC) avancé avec mutation de l’EGFR, améliorant significativement la survie globale, selon les résultats définitifs de l’essai de phase 3 FLAURA2 présentés à l’ESMO 2025.
- L’association osimertinib-chimiothérapie a démontré une amélioration statistiquement significative de la survie globale par rapport à l’osimertinib seul.
- Les bénéfices sont observés dans différents sous-groupes de patients, y compris ceux présentant des métastases cérébrales ou des mutations spécifiques de l’EGFR.
- L’essai confirme un profil de sécurité acceptable pour cette combinaison thérapeutique.
L’essai FLAURA2 (NCT04035486) a inclus 557 patients atteints d’un CPNPC avancé porteur d’une mutation de l’EGFR (EGFRm). Les participants ont été répartis aléatoirement pour recevoir soit de l’osimertinib associé à une chimiothérapie à base de platine et de pemetrexed, soit de l’osimertinib seul. L’objectif principal de l’étude était d’évaluer l’impact de cette combinaison sur la survie globale.
Les résultats de l’analyse finale de la survie globale ont révélé un ratio de risque (HR) de 0,77 (intervalle de confiance à 95 % : 0,61-0,96 ; p = 0,02), ce qui correspond à une réduction de 23 % du risque de décès avec le schéma thérapeutique combiné. Ces données confirment l’association osimertinib-chimiothérapie comme une option de traitement de première intention prometteuse pour les patients atteints de CPNPC EGFRm.
L’analyse a également mis en évidence des bénéfices significatifs dans des sous-groupes spécifiques. Chez les patients présentant des métastases au système nerveux central (SNC) au départ, la survie globale médiane a atteint 40,9 mois (IC à 95 % : 35,2 à 46,6) avec l’osimertinib plus la chimiothérapie, contre 29,7 mois (IC à 95 % : 25,6 à 35,8) avec l’osimertinib seul (HR 0,72 ; IC à 95 % : 0,52 à 0,99). Des améliorations ont également été observées chez les patients porteurs des mutations L858R (survie globale médiane de 38,1 mois contre 32,4 mois ; HR 0,76 ; IC à 95 % : 0,55–1,07) et Ex19del (survie globale médiane non atteinte contre 43,0 mois ; HR 0,76 ; IC à 95 % : 0,56–1,02).
La présence d’une mutation EGFR détectable dans le plasma sanguin était également associée à une meilleure survie avec la combinaison osimertinib-chimiothérapie (survie globale médiane de 38,4 mois contre 32,5 mois ; HR 0,79 ; IC à 95 % : 0,60–1,03). De plus, les patients présentant une altération du gène TP53 ont également bénéficié de l’association thérapeutique, avec une survie globale améliorée de 51,1 mois contre 43,1 mois (HR 0,71 ; IC à 95 % : 0,40-1,27).
Les chercheurs ont souligné l’absence de nouveaux signaux de sécurité, confirmant que l’ajout de la chimiothérapie n’affectait pas le profil de tolérance bien établi de l’osimertinib. Ils ont également noté que la divergence des courbes de survie entre les deux groupes de traitement est apparue dès la première année et s’est maintenue tout au long du suivi, suggérant un effet thérapeutique persistant et cumulatif.
L’essai FLAURA2 fournit des données robustes et complètes qui soutiennent l’utilisation de l’osimertinib associé à une chimiothérapie comme norme de soins de première intention pour les patients atteints de CPNPC avancé avec mutation de l’EGFR. Les résultats suggèrent que cette combinaison thérapeutique peut améliorer significativement la survie globale et offrir des bénéfices durables, même chez les patients présentant des caractéristiques pronostiques défavorables.
Consulter le résumé complet sur le site web du congrès ESMO 2025.
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Rédigé par le Dr Armen Gevorgyan