Publié le 3 janvier 2024 à 09h38. Des explosions ont secoué la capitale vénézuélienne, Caracas, dans la nuit de vendredi à samedi, tandis que le président américain Donald Trump a annoncé une opération militaire et la capture du président Nicolás Maduro.
- Au moins sept explosions ont été signalées dans la capitale et dans plusieurs États du Venezuela.
- Donald Trump a affirmé que les États-Unis ont mené une attaque à grande échelle et capturé Nicolás Maduro, qui aurait été expulsé du pays.
- Le gouvernement vénézuélien a déclaré l’état d’urgence nationale et condamné l’attaque américaine, tout en affirmant ne pas savoir où se trouve son président.
Des explosions et des incendies ont été signalés dans plusieurs installations militaires, notamment l’aéroport de La Carlota et la base militaire de Fuerta Tiuna, selon des images diffusées par les agences de presse. Des témoins ont également rapporté avoir vu des avions voler à basse altitude au-dessus de Caracas.
Le gouvernement vénézuélien a confirmé que des explosions avaient eu lieu non seulement dans la capitale, mais aussi dans les États de Miranda, Aragua et La Guaira. La vice-présidente Delcy Rodriguez a déclaré que les autorités ignoraient la localisation de Nicolás Maduro et de son épouse, Cilia Flores, suite à l’annonce de leur capture par le président Trump.
Dans un message publié sur les réseaux sociaux, Donald Trump a déclaré :
« Les États-Unis ont mené avec succès une attaque à grande échelle contre le Venezuela. »
Donald Trump, président des États-Unis
Il a également affirmé que Nicolás Maduro avait été capturé et expulsé du pays.
Le gouvernement vénézuélien a réagi en condamnant fermement l’attaque américaine, la qualifiant de violation de la souveraineté nationale et d’une tentative d’imposer un changement de régime. Il a annoncé la mobilisation du pays et la déclaration de l’état d’urgence nationale.
Cette action américaine intervient après des avertissements de Donald Trump en décembre concernant de possibles frappes contre des cibles au Venezuela. À l’automne et au printemps précédents, les États-Unis avaient déjà attaqué une trentaine de navires en provenance du Venezuela, accusés de transporter des stupéfiants. Ces opérations, présentées comme une « guerre contre la drogue », auraient fait 110 morts. Le lundi dernier, Donald Trump avait annoncé l’attaque d’une zone portuaire utilisée pour le chargement de drogues, ce qui constituerait la première frappe connue des États-Unis contre une zone terrestre au Venezuela.
Le texte est mis à jour.
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