Le 1er janvier 2026, une nouvelle proclamation présidentielle américaine restreint l’entrée de ressortissants de 39 pays pour renforcer la sécurité nationale. Cette décision, prise suite aux attaques de novembre contre la Garde nationale à Washington, D.C., étend les mesures de contrôle et de filtrage des visas déjà en vigueur depuis juin 2025.
Un durcissement fondé sur la sécurité nationale
L’administration américaine a radicalement intensifié ses protocoles de filtrage des voyageurs en réponse à une série d’événements géopolitiques et à l’attaque contre les membres de la Garde nationale à Washington, D.C., survenue en novembre dernier. Selon les informations rapportées par Employment Law Worldview, le président a signé, le 16 décembre 2025, une proclamation intitulée « Restricting and Limiting the Entry of Foreign Nationals to Protect the Security of the United States ».
Cette mesure s’appuie sur l’article 212(f) de la Loi sur l’immigration et la nationalité (INA) pour imposer des restrictions basées sur la sécurité publique et l’intégrité du système migratoire. Elle vient élargir la proclamation précédente du 4 juin 2025, marquant une étape majeure dans la politique de contrôle des frontières américaines.
L’expansion des interdictions totales d’entrée
Le volet le plus sévère de cette décision concerne une suspension totale de l’entrée, touchant à la fois les visas d’immigrant et de non-immigrant. Cette interdiction s’applique à 19 pays dont les capacités de coopération en matière de sécurité sont jugées insuffisantes par les autorités américaines.
Le groupe des pays frappés par ce bannissement complet se compose des 12 nations déjà visées par la mesure de juin 2025, auxquelles s’ajoutent sept nouveaux pays :
Afghanistan, Birmanie (Myanmar), Tchad, République du Congo, Guinée équatoriale, Érythrée, Haïti, Iran, Libye, Somalie, Soudan et Yémen
Burkina Faso, Laos, Mali, Niger, Sierra Leone, Soudan du Sud et Syrie
Les ressortissants munis de documents de voyage délivrés par l’Autorité palestinienne
Le nouveau visage des restrictions partielles
Trump interdit l'entrée aux États-Unis aux citoyens de 12 pays, dont Haïti et le Congo-Brazzaville
Au-delà des interdictions totales, la nouvelle politique déploie un vaste réseau de restrictions partielles. Ces mesures ne bloquent pas l’entrée de manière absolue, mais elles entravent considérablement la délivrance de certains types de visas et réduisent la durée de validité des titres de séjour pour de nombreuses autres catégories, y compris les visas de travail.
Concrètement, les ressortissants de plusieurs nations ne pourront plus obtenir de visas de visiteur (B1/B2), de visas d’étudiant (F, M) ou de visas d’échange (J). Cette extension concerne les pays déjà sous restriction, tels que le Burundi, Cuba, le Togo et le Venezuela, mais elle s’étend désormais à une liste élargie de pays, notamment :
Cette
L’application de ces restrictions de voyage comporte des nuances techniques essentielles pour les voyageurs. Le cas du Turkménistan illustre cette complexité : la suspension des visas de non-immigrant (notamment les catégories B-1, B-2, B-1/B-2, F, M et J) y est levée, bien que l’interdiction des visas d’immigrant reste strictement maintenue.
Pour éviter une confusion majeure, il est crucial de noter la règle de transition établie pour le 1er janvier 2026. Les restrictions ne sont pas rétroactives pour les personnes déjà en possession d’un titre de séjour valide.
Statut du voyageur au 1er janvier 2026
Conséquence de la proclamation
Déjà détenteur d’un visa américain valide et émis
Autorisé à utiliser son visa actuel
Hors des États-Unis sans visa valide
Soumis aux nouvelles interdictions et restrictions
En somme, cette politique place une barrière supplémentaire pour quiconque tente de solliciter une entrée sur le territoire américain depuis l’étranger à partir de l’année 2026, renforçant ainsi l’exigence de procédures de vérification préalables et de coopération sécuritaire internationale.
Nicolas Lefèvre couvre l’actualité française, de la vie politique aux questions sociales et économiques. Il privilégie les explications claires, les faits datés et les informations directement utiles au lecteur.