Ethereum a reporté le test de Glamsterdam sur Hoodi le 26 octobre 2026 après la découverte de risques techniques affectant 13 contrats existants, selon des analyses de ChainSecurity et des équipes de développement.
Les développeurs d’Ethereum ont suspendu la répétition générale de Glamsterdam sur Hoodi, prévu initialement le 26 octobre 2026, après avoir identifié des risques liés aux modifications apportées par les EIP-8037 et EIP-8038. Ces propositions, qui révisent la manière dont le réseau facture les opérations, pourraient perturber le fonctionnement de 13 contrats déployés, selon ChainSecurity, une société spécialisée dans la sécurité des blockchains.
Les risques techniques et leur impact
Les EIP-8037 et EIP-8038 modifient le calcul du « gas », l’unité qui mesure et facture les ressources utilisées par les transactions sur Ethereum. ChainSecurity a découvert que certaines interactions entre contrats pourraient entraîner des effets permanents, comme l’impossibilité de réessayer une opération après un échec. Un contrat appelant un autre programme pourrait, par exemple, laisser des traces fonctionnelles ou bloquer des tentatives ultérieures. Cette analyse, publiée le 13 octobre, a été confirmée par des experts lors de la réunion « All Core Developers Execution » du 22 octobre.

Les développeurs n’ont pas encore communiqué de date de reprogrammation pour Hoodi, ni de calendrier définitif pour le réseau principal. Glamsterdam avait déjà été activé sur le testnet Sepolia le 6 octobre, mais la phase de validation sur Hoodi, censée être la dernière avant une mise en production, est désormais en suspens. Les tests sur Sepolia ont utilisé une limite de gaz de 200 millions, contre 60 millions sur le réseau principal.
Utilisation de l’intelligence artificielle pour l’analyse
Pour mieux comprendre les conséquences de ces modifications, les équipes d’Ethereum utilisent des agents d’intelligence artificielle (IA) pour analyser automatiquement les comportements inattendus des contrats. Des agents d’intelligence artificielle, développés par des chercheurs d’Ethereum, simulent divers scénarios et signalent des risques potentiels.
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Cependant, les agents IA peuvent produire des faux signaux ou manquer des interactions critiques, nécessitant une validation humaine.
Les incertitudes futures et les prochaines étapes
Le prochain test de Glamsterdam dépendra désormais des conclusions de cette analyse. Les développeurs doivent déterminer si les modifications peuvent coexister en toute sécurité avec les contrats existants. Renseignementeconomique note que les utilisateurs du réseau principal n’ont aucune action immédiate à entreprendre, mais les incertitudes autour du calendrier de déploiement persistent.

ChainSecurity a identifié 13 contrats affectés, mais n’a pas encore divulgué leurs noms, conformément à la procédure de divulgation responsable. Les équipes doivent également évaluer l’impact de ces risques sur le réseau principal, qui fonctionne avec une limite de gas de 60 millions, contre 200 millions sur Sepolia. Un contrat utilisant un budget de gaz existant pourrait échouer en exécutant une opération par ailleurs valide, selon les calculs de ChainSecurity.
Derek Chiang, membre d’Eth Labs, a comparé cette approche à celle utilisée par des acteurs malveillants lors d’un incident touchant Hugging Face, selon Cointribune. Les chercheurs n’ont pas encore identifié publiquement les 13 contrats touchés, car le processus de divulgation responsable est en cours. La fenêtre de mise à jour de décembre est soumise à des incertitudes, car Glamsterdam intègre des améliorations visant à renforcer la capacité de traitement d’Ethereum et à améliorer l’efficacité de la validation des blocs.