Publié le 28 septembre 2025. Une nouvelle étude menée auprès des footballeurs professionnels autrichiens révèle des réalités salariales contrastées et des préoccupations croissantes concernant la santé mentale, remettant en question l’image de richesse souvent associée à ce milieu.
- Le salaire médian des footballeurs en Autriche s’élève à 3 500 € brut mensuels, en baisse par rapport à 2019, malgré l’inflation.
- Plus d’un quart des joueurs (22,5%) doivent cumuler un emploi à temps partiel pour assurer leurs revenus.
- L’étude souligne une préoccupation grandissante concernant la santé mentale des joueurs, avec environ 20% signalant des troubles.
L’Association des Footballeurs Professionnels (VdF) a publié les résultats d’une étude approfondie menée auprès de 569 joueurs évoluant en 1ère et 2ème Bundesliga autrichienne. L’enquête, qui portait sur 23 aspects de la vie professionnelle et personnelle des footballeurs, met en lumière des disparités salariales importantes et des défis auxquels sont confrontés les athlètes.
L’étude révèle une stagnation, voire une baisse, du pouvoir d’achat des joueurs. Alors que le salaire médian global a diminué, passant de 3 700 € brut mensuels en 2019 à 3 500 € en 2025, l’inflation sur la même période a atteint 25%. En 1ère Bundesliga, le salaire médian s’établit à 8 000 € brut, tandis qu’en 2ème division, il tombe à 2 200 € (!).
« Compte tenu d’une carrière de plus en plus courte et d’une inflation élevée, 3 500 euros bruts constituent la dure réalité et mettent fin au mythe des millionnaires du football. Comme dans la société, l’écart de revenus dans le football se creuse également. »
Gernot Baumgartner, président de la VdF
L’étude met également en évidence la précarité financière de nombreux joueurs. Plus de 128 participants sur 569 (22,5%) sont contraints d’exercer une autre activité professionnelle à temps partiel pour compléter leurs revenus. Ce phénomène est particulièrement marqué en 2ème division, où 65% des joueurs de plus de 26 ans doivent travailler en parallèle pour subvenir à leurs besoins.
Au-delà des questions financières, l’étude aborde la planification de carrière après la fin de la vie sportive. 168 joueurs affirment avoir un projet clair pour l’avenir, tandis que 273 y réfléchissent encore et 108 n’ont aucune idée précise.
La santé mentale des footballeurs est également un sujet de préoccupation. Les résultats de l’étude indiquent que 172 joueurs se sentent « très bien », 272 « bien », 93 « médiocre », 22 « plutôt mal » et 6 « mal ». Environ 20% des joueurs interrogés souffrent de troubles mentaux.
Enfin, l’étude a recueilli l’avis des joueurs sur l’utilisation de la VAR (Video Assistant Referee). 260 joueurs ont jugé le système « assez bon », 216 « plutôt mauvais » et 38 « catastrophiquement mauvais ». Les principales critiques concernent le manque de clarté des règles, la lenteur des décisions, le manque de transparence et l’absence de possibilité de contester les choix arbitraux.
Crédit photo : RiPu Sportfotos
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