Home SantéÉtude : Le fromage gras et la crème sont associés à un risque plus faible de démence

Étude : Le fromage gras et la crème sont associés à un risque plus faible de démence

by Sophie Martin

Publié le 19 décembre 2025. Une consommation régulière de fromage gras, à raison d’environ 50 grammes par jour, pourrait être associée à un risque réduit de démence, selon une étude suédoise menée sur près de 28 000 personnes pendant 25 ans.

  • La consommation quotidienne d’environ 50 grammes de fromage gras est corrélée à une diminution de 13 % du risque de démence.
  • La consommation de crème épaisse semble également avoir un effet protecteur.
  • L’effet le plus marqué a été observé sur la démence vasculaire.

Des chercheurs de l’Université de Lund ont analysé les habitudes alimentaires de 27 670 personnes pendant une période moyenne de 25 ans. Les participants, dont l’âge moyen était de 58 ans au début de l’étude, ont été suivis afin de déterminer l’incidence de la démence, diagnostiquée grâce au registre national suédois des patients. Au total, 3 208 cas de démence ont été recensés.

L’étude révèle une association entre la consommation de produits laitiers gras et un risque plus faible de développer une démence. Plus précisément, une consommation d’environ 50 grammes (1,76 onces) de fromage gras par jour s’est avérée liée à une réduction de 13 % du risque par rapport à une consommation moindre. La crème épaisse a également montré un effet bénéfique similaire.

« Les connexions indiquent un lien entre la santé vasculaire et la santé cérébrale. »

Emily Sonestedt, chercheuse à l’Université de Lund

Cependant, les chercheurs insistent sur le fait que ces résultats sont basés sur des observations et ne prouvent pas un lien de causalité. D’autres études sont nécessaires pour confirmer ces premiers résultats et déterminer si certains produits laitiers riches en matières grasses possèdent réellement des propriétés neuroprotectrices. Ils soulignent également que tous les produits laitiers n’ont pas le même effet : les alternatives faibles en matières grasses n’ont pas montré le même bénéfice.

Selon Emily Sonestedt, les quelques études existantes sur le sujet suggèrent un lien spécifique avec le fromage, ce qui justifie la nécessité de recherches plus approfondies pour valider ces conclusions et comprendre les mécanismes en jeu.

Pour plus d’informations sur cette recherche, vous pouvez consulter Forskning.se.

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