Home AffairesÉvaluation de la situation économique par l’IAB – décembre 2026

Évaluation de la situation économique par l’IAB – décembre 2026

by Amélie Bernard

Publié le 7 janvier 2026. L’économie allemande affiche une stagnation persistante à l’approche de la nouvelle année, avec des perspectives d’amélioration timides pour 2026, tandis que le contexte économique mondial présente des disparités notables.

  • Le produit intérieur brut allemand a stagné au troisième trimestre 2025, et une légère augmentation est à peine attendue pour l’ensemble de l’année.
  • Les perspectives des entreprises allemandes se sont assombries en décembre, impactant le marché du travail.
  • Bien que l’économie mondiale montre une modération, certains marchés émergents affichent des signes positifs, tandis que les États-Unis et la Chine connaissent des difficultés spécifiques.

L’économie allemande peine à retrouver de la vigueur. Après un ajustement saisonnier, calendaire et de prix, le produit intérieur brut (PIB) allemand n’a pas progressé au troisième trimestre 2025. Les prévisions pour l’année dans son ensemble tablent sur une croissance très limitée. Le moral des entreprises s’est encore affaibli en décembre, ce qui se traduit par une pression accrue sur l’emploi.

Au niveau mondial, la situation économique est contrastée. Si l’activité économique globale est modérée, les performances varient considérablement d’un pays à l’autre. Certains grands marchés émergents constituent une source d’optimisme, mais les États-Unis, malgré une croissance de 1,1 % au troisième trimestre, sont freinés par un marché du travail fragile et les conséquences des mesures protectionnistes sur les prix. Les anticipations économiques pour les États-Unis restent négatives, bien qu’en légère amélioration. La Chine a également enregistré une croissance de 1,1 % de son PIB au troisième trimestre, mais la demande intérieure et les investissements demeurent faibles. L’évaluation des perspectives économiques chinoises s’est toutefois améliorée ces derniers temps. La zone euro, quant à elle, a progressé de 0,3 % au troisième trimestre, avec des attentes pour les mois à venir qui se sont quelque peu raffermies et sont désormais clairement positives.

Le commerce extérieur allemand reste atone. Les exportations allemandes sont pénalisées par les droits de douane accrus aux États-Unis et par une concurrence internationale accrue. Si les exportations ont encore augmenté au premier semestre, elles ont reculé de 0,7 % au troisième trimestre, tandis que les importations sont restées stables. En octobre, les exportations ont à peine bougé par rapport au mois précédent. Les perspectives d’exportation dans le secteur manufacturier se sont légèrement redressées en décembre après un recul initial.

Les investissements en équipements ont augmenté au troisième trimestre, soutenus par des conditions de financement plus favorables grâce à la baisse des taux d’intérêt et par des incitations fiscales. En octobre, la production de biens d’équipement a continué de croître, et les commandes entrantes se sont redressées. En revanche, les investissements dans la construction ont diminué au troisième trimestre. La production dans le secteur de la construction a augmenté en octobre, mais les nouvelles commandes ont de nouveau fléchi après trois mois de hausse. Le nombre de permis de construire a diminué en octobre, mais reste supérieur à celui de l’année précédente. Le climat des affaires dans le secteur de la construction est resté négatif en décembre.

La consommation privée allemande reste en berne. L’inflation, à 2,3 % en novembre, a particulièrement affecté les prix des services, tandis que les prix de l’énergie ont légèrement baissé par rapport à l’année précédente. L’incertitude économique actuelle incite les ménages à épargner davantage, ce qui contribue à un climat de consommation morose. Les ventes dans l’hôtellerie-restauration ont connu un léger rebond en octobre, mais le climat des affaires dans le commerce de détail s’est détérioré pour la deuxième fois consécutive en décembre.

La faiblesse de l’économie se répercute sur le marché du travail. Le chômage a légèrement augmenté en décembre. Le sous-emploi, qui inclut les personnes participant à des programmes de formation ou en arrêt maladie, a diminué pour la troisième fois consécutive. Le nombre d’emplois enregistrés s’est stabilisé à un niveau bas, et l’emploi soumis à cotisations sociales est resté inchangé en octobre après une légère augmentation le mois précédent. Le Baromètre du marché du travail de l’IAB s’est légèrement détérioré en décembre, atteignant 100,1 points, restant proche de la barre neutre de 100 points.

DOI : 10.48720/IAB.FOO.20260107.01

You may also like

Leave a Comment