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facteurs génétiques qui expliquent son effet variable

by Sophie Martin

Publié le 4 décembre 2025 21:41:00. Une vaste étude internationale révèle que la vulnérabilité à la dépendance au cannabis et aux troubles mentaux associés est fortement influencée par la génétique, identifiant plus de quarante gènes potentiellement impliqués.

  • La recherche met en évidence des gènes spécifiques, tels que CADM2 et GRM3, liés à la consommation de cannabis et à sa fréquence.
  • L’étude, menée par l’École de médecine de l’Université de Californie à San Diego et 23andMe, a analysé les données génétiques de près de 132 000 participants.
  • Les résultats ouvrent la voie à des stratégies de prévention et d’intervention ciblées pour les personnes les plus à risque.

La relation entre la consommation de cannabis et ses effets variables – allant d’une utilisation occasionnelle sans conséquences à une dépendance sévère ou au développement de troubles psychiatriques – est un sujet de préoccupation croissante. Une nouvelle étude internationale, basée sur l’analyse de données génétiques à grande échelle, apporte un éclairage significatif sur les facteurs biologiques qui pourraient expliquer ces différences individuelles.

Les chercheurs ont évalué les informations génétiques de 131 895 participants, en recoupant ces données avec leurs habitudes de consommation de cannabis. L’étude, publiée dans la revue Molecular Psychiatry, a permis d’identifier plus de 40 gènes associés aux modes d’utilisation et de consommation tout au long de la vie.

« Le cannabis est largement consommé, mais ses effets à long terme sur la santé restent mal définis », souligne la Dre Sandra Sánchez-Roige, professeure agrégée de psychiatrie et principale auteure de l’étude. « Comprendre comment la génétique influence les comportements liés à la consommation de cannabis, y compris le risque de développer des troubles, est essentiel pour mettre en place des stratégies de prévention efficaces. »

L’analyse a révélé que deux gènes, en particulier, semblent jouer un rôle clé : CADM2, impliqué dans la communication cellulaire au sein du cerveau et déjà associé à des traits tels que l’impulsivité et l’obésité, et GRM3, qui participe à la transmission des signaux entre les neurones et a été lié à des troubles psychiatriques comme la schizophrénie et le trouble bipolaire. La fréquence de consommation de cannabis a également montré une corrélation avec le gène CADM2.

« Nous savons depuis des décennies que les facteurs génétiques influencent la probabilité d’essayer une drogue, la fréquence de sa consommation et le risque de développer une dépendance », explique le Dr Abraham A. Palmer, co-auteur de la recherche. « Les outils génétiques comme les études d’association pangénomique (GWAS) nous aident à identifier les mécanismes moléculaires qui relient la consommation de cannabis au fonctionnement et au comportement du cerveau. »

L’étude a également mis en évidence des corrélations génétiques avec plus de 100 autres traits, notamment des troubles psychiatriques tels que le trouble déficitaire de l’attention avec hyperactivité (TDAH), l’anxiété et la dépression, ainsi que des facteurs cognitifs liés à la fonction exécutive et à la prise de risque. Des associations ont également été observées avec des conditions physiques telles que le diabète, la douleur chronique et les maladies coronariennes, ainsi qu’une probabilité accrue de tabagisme, d’infections comme le VIH et l’hépatite virale, et de maladies auto-immunes.

Cette recherche représente une avancée importante dans la compréhension des facteurs de risque liés à la consommation de cannabis et ouvre la voie à de nouvelles approches thérapeutiques et préventives, en particulier pour les personnes les plus vulnérables. Il s’agit de l’une des premières études GWAS à cibler spécifiquement les comportements qui précèdent les troubles liés à la consommation de cannabis, une condition pour laquelle il n’existe actuellement aucun traitement médicamenteux approuvé.

Les résultats identifient plus de 40 gènes associés aux modes d’utilisation et de consommation au cours de la vie. Photo:La météo / avec la permission

La recherche relie des gènes tels que CADM2 et GRM3 à la consommation de cannabis et à sa fréquence chez les adultes. Photo:action

Les corrélations génétiques dépassent 100 traits liés à la santé mentale, à la cognition et à la condition physique. Photo:EFE

Europe Presse

*Ce contenu a été réécrit avec l’aide de l’intelligence artificielle, sur la base des informations publiées par Europa Press, et a été relu par le journaliste et un éditeur.

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