Publié le 2025-11-02 21:03:00. Des chercheurs de l’Hôpital universitaire Basurto de Bilbao ont présenté à Madrid une étude cruciale sur la désinformation concernant le vaccin contre la grippe, soulignant l’importance de la communication scientifique claire pour encourager la vaccination.
- L’étude identifie et réfute les mythes les plus courants sur le vaccin antigrippal, tels que l’idée que la grippe n’est pas grave ou que le vaccin peut provoquer la maladie.
- Elle rappelle que la grippe peut entraîner jusqu’à 650 000 décès annuels dans le monde et que le vaccin est sûr, même pendant la grossesse.
- Les auteurs insistent sur le rôle essentiel du personnel soignant dans la lutte contre la désinformation et la promotion de la confiance dans les vaccins.
Présentée lors du V Congrès International Prévenir, qui s’est tenu à Madrid les 24, 25 et 26 septembre 2025, cette recherche menée par HD López Ortiz et LM Castrillón Bedoya met en lumière l’impact significatif de la désinformation sur l’acceptation de la vaccination. L’étude s’appuie sur une revue approfondie de la littérature scientifique et des données provenant d’organismes officiels tels que le SGD (Service Général de la Santé) et le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC), ainsi que du ministère de la Santé.
L’objectif principal de cette analyse était d’identifier, de classer et de déconstruire les idées reçues les plus répandues concernant le vaccin contre la grippe. Parmi les mythes les plus fréquemment rencontrés, les chercheurs ont relevé des croyances erronées telles que :
« La grippe n’est pas grave »
HD López Ortiz et LM Castrillón Bedoya
,
« Le vaccin peut provoquer la maladie »
HD López Ortiz et LM Castrillón Bedoya
, ou encore
« Il ne doit pas être appliqué pendant la grossesse »
HD López Ortiz et LM Castrillón Bedoya
.
En s’appuyant sur des données probantes, l’étude démontre que la grippe peut être responsable jusqu’à 650 000 décès chaque année à l’échelle mondiale. Elle confirme également que le vaccin antigrippal est sans danger, y compris pour les femmes enceintes, et qu’il n’existe aucune preuve scientifique établissant un lien entre la vaccination et des effets indésirables graves, notamment l’autisme.
Les conclusions de cette recherche soulignent que la vaccination constitue un outil sûr, efficace et indispensable pour réduire les complications, les hospitalisations et la mortalité liées à la grippe. L’étude met également en évidence le rôle crucial du personnel soignant dans la lutte contre la désinformation, la promotion de la confiance dans les vaccins et le renforcement de la protection collective.
En définitive, les auteurs insistent sur la nécessité de démystifier les mythes et de communiquer de manière claire et rigoureuse sur la base de données scientifiques solides. Ces actions sont essentielles pour renforcer l’adhésion du public à la vaccination et promouvoir une culture de santé publique axée sur la prévention.

