Publié le 30 novembre 2025 à 16h45. De nouvelles recherches mettent en lumière deux facteurs de risque modifiables de démence : un taux de cholestérol élevé après 40 ans et une perte de vision non traitée, ouvrant la voie à des stratégies de prévention plus efficaces.
- Des scientifiques ont identifié un lien entre un taux de cholestérol élevé après 40 ans et un risque accru de démence.
- La perte de vision non corrigée est également apparue comme un facteur de risque modifiable significatif.
- Ces découvertes s’appuient sur des travaux antérieurs identifiant d’autres facteurs de risque, tels que l’inactivité physique et le tabagisme.
Des avancées notables ont été réalisées dans la recherche sur la démence, offrant de nouvelles perspectives pour la prévention et le traitement de cette maladie neurodégénérative. Une étude récente, publiée par des chercheurs de la Commission Lancet sur la base de méta-analyses approfondies, révèle que le maintien d’un taux de cholestérol sain après l’âge de 40 ans et la correction de tout problème de vision sont des éléments clés pour réduire le risque de développer une démence.
En 2020, les mêmes chercheurs avaient déjà identifié douze facteurs de risque modifiables de démence, notamment l’inactivité physique, le tabagisme et une consommation excessive d’alcool. Ces nouvelles découvertes viennent compléter cette liste et soulignent l’importance d’adopter un mode de vie sain pour préserver la santé cognitive. Le Dr Arman Fesharaki-Zadeh, neurologue comportemental et neuropsychiatre, insiste sur le lien étroit entre ces facteurs et les risques métaboliques tels que l’hypertension artérielle et le diabète mal contrôlé.
Le rôle du cholestérol est particulièrement significatif. Des taux élevés de cholestérol LDL (le « mauvais » cholestérol) peuvent entraîner un durcissement des vaisseaux sanguins cérébraux, compromettant l’apport d’oxygène et, à terme, causant des lésions neuronales. Ces processus sont considérés comme cruciaux dans le développement de maladies neurodégénératives comme la démence. Selon le Dr Fesharaki-Zadeh, les mêmes facteurs qui affectent le cœur ont également un impact sur le cerveau, soulignant la nécessité d’une approche médicale globale.
La perte de vision non traitée représente un autre aspect important. Au-delà de son impact sur la qualité de vie, elle peut limiter la participation à des activités stimulant les fonctions cognitives. Or, ces activités sont essentielles pour maintenir la santé mentale. Les recherches indiquent que jusqu’à 40 % des cas de démence pourraient être évités si les facteurs de risque étaient identifiés et traités précocement. Il est donc crucial de prendre des mesures préventives et de réaliser des bilans de santé réguliers à partir de la quarantaine.

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