Home MondeFormation en pendjabi : un duo d’origine indienne condamné pour avoir dirigé une école de conduite frauduleuse pour camions au Canada

Formation en pendjabi : un duo d’origine indienne condamné pour avoir dirigé une école de conduite frauduleuse pour camions au Canada

by Clara Dubois

Deux hommes ont été reconnus coupables d’avoir exploité une fausse école de camionnage en Ontario, arnaquant principalement des nouveaux arrivants sud-asiatiques. Ils ont écopé de peines d’assignation à résidence pour ce système frauduleux qui compromettait la sécurité routière.

Gurvinder Singh, 69 ans, et Gurpreet Singh, 37 ans, ont été jugés responsables d’avoir mis en place, dès 2019, un programme de formation tronqué pour les aspirants chauffeurs de poids lourds. Ils offraient une formation de qualité inférieure à des étudiants, souvent issus de la communauté sud-asiatique et récemment immigrés au Canada, en contournant les exigences légales en vigueur.

En Ontario, une formation de niveau d’entrée est obligatoire depuis 2017 pour obtenir un permis de conduire de classe A, nécessaire pour les camions commerciaux. Cette formation doit comprendre un nombre minimum d’heures d’enseignement dispensées par des instructeurs qualifiés, axées sur des compétences standardisées. Or, les Singh vendaient des cours entre 4 000 et 5 000 dollars canadiens (environ 2 800 à 3 500 euros), un prix légèrement inférieur à celui des écoles agréées, tout en évitant le processus de certification officiel en payant pour obtenir les documents requis.

Selon les documents judiciaires, les cours étaient principalement dispensés en pendjabi, et bien que les étudiants aient exprimé leur satisfaction quant à la formation reçue, le tribunal a souligné que cette pratique ne respectait pas les normes requises. Gurvinder Singh, lui-même chauffeur de camion commercial depuis son immigration au Canada en 2002, et Gurpreet Singh, arrivé en tant qu’étudiant et propriétaire d’une entreprise de livraison, ont plaidé qu’il ne s’agissait pas d’une fraude à grande échelle et qu’aucun accident n’était directement lié à leur escroquerie.

Le juge a toutefois estimé que leur action avait conduit à une préparation inadéquate des conducteurs, créant ainsi des situations potentiellement dangereuses sur les routes. L’affaire intervient dans un contexte de préoccupations croissantes concernant la formation et les compétences de certains chauffeurs de camion d’origine indienne en Amérique du Nord.

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