Saguenay–Lac-Saint-Jean : les hôpitaux sous tension face à la hausse des cas de grippe et de COVID-19. Les services d’urgence de la région sont actuellement très sollicités, entraînant des difficultés d’admission pour les patients, en raison d’une forte circulation des virus de la grippe et de la COVID-19.
L’achalandage élevé observé mardi a poussé le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) du Saguenay–Lac-Saint-Jean à lancer un appel à la population : il est recommandé d’éviter de se rendre aux urgences pour des problèmes de santé mineurs. Pour des symptômes grippaux ou de gastroentérite, il est conseillé de contacter une infirmière en composant le 811, option 1, ou de recourir au Guichet d’accès à la première ligne (GAP).
« Il y a différents facteurs qui peuvent expliquer que nos unités cliniques sont plus occupées en ce moment, ou qu’il y a une hausse aussi de la fréquentation à l’urgence », a expliqué Mélissa Bradette, conseillère cadre aux communications et relations médias du CIUSSS. « On sait notamment que l’influenza a commencé à circuler. On a quand même une bonne circulation de la COVID en ce moment dans la région. On a même quelques éclosions dans les établissements, ce qui peut aussi amener des décisions à se prendre sur les unités de soins. »
À 16 heures, le taux d’occupation des civières dans les urgences de la région atteignait 79 %. Le CIUSSS précise toutefois que ce chiffre ne reflète pas l’ensemble des difficultés rencontrées. « Ces données ne tiennent pas nécessairement compte de l’ensemble des éléments qui font en sorte qu’on peut avoir de plus grands défis à l’urgence en ce moment. Là où on a un plus grand blocage, c’est vraiment au niveau de l’admission des hospitalisations sur les unités de soins parce que nos unités de soins sont déjà fort occupées », a-t-elle précisé.
Dimanche et lundi, le taux d’occupation moyen se situait sous les 60 %.
L’urgence de l’hôpital de Chicoutimi est particulièrement touchée. Des patients seront réorientés vers d’autres professionnels de la santé après un triage et une évaluation de leur situation. « En raison d’un afflux important de patients et d’un fort taux d’achalandage à l’urgence de l’hôpital de Chicoutimi, des mesures de réorientation obligatoire ont été mises en place pour garantir une prise en charge optimale de tous les usagers », a indiqué le CIUSSS. Ces mesures visent à prioriser les cas les plus urgents tout en offrant des alternatives de soins sécuritaires.
« Les personnes nécessitant des soins immédiats continueront d’être prises en charge par nos équipes de l’urgence », a rassuré Mélissa Bradette.
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