Publié le 21 octobre 2025 23h15. Franklin Templeton observe un intérêt croissant des investisseurs péruviens pour les actifs alternatifs, notamment le capital-investissement, et prévoit de nouvelles offres d’ETF sur le marché local à partir de 2026.
- Les investisseurs péruviens se tournent vers les instruments financiers non cotés tels que le capital-investissement, la dette privée et l’immobilier pour diversifier leurs portefeuilles et rechercher des rendements plus élevés.
- Franklin Templeton propose désormais un fonds secondaire de capital-investissement accessible aux investisseurs péruviens via la bourse de Lima, avec des avantages fiscaux.
- L’entreprise envisage d’élargir son offre d’ETF au Pérou, mais une décision à ce sujet n’interviendra pas avant 2026.
L’appétit pour les actifs alternatifs, en particulier le capital-investissement, est en hausse au Pérou. Sergio Guerrien, directeur pour l’Amérique du Sud et country manager de Franklin Templeton, explique que les investisseurs cherchent à diversifier leurs placements et à obtenir des rendements supérieurs à ceux offerts par les marchés traditionnels.
Les fonds secondaires de capital-investissement, qui permettent d’acquérir des parts dans des fonds déjà établis et en phase de distribution de bénéfices, suscitent un intérêt particulier. Franklin Templeton propose un tel fonds via son gestionnaire d’actifs Lexington, l’un des plus importants au monde dans ce domaine. Ce fonds est enregistré au Chili et bénéficie d’un accord avec le Pérou lui conférant le statut d’investissement national, offrant ainsi des avantages fiscaux aux investisseurs péruviens (un impôt sur le revenu de 5 % au lieu de 30 % sur les bénéfices).
Bien que ce fonds soit enregistré en bourse, il ne se négocie pas quotidiennement comme un ETF. Des cotations mensuelles sont affichées, mais les entrées et sorties sont programmées. L’objectif de cette inscription est de faciliter l’accès à ce type d’investissement pour un public plus large.
L’intérêt pour le capital-investissement est également alimenté par des facteurs conjoncturels. Les retraits de fonds de pension ont contraint les AFP (Fonds de Pension Privés) à réduire leur exposition à ces actifs, créant des opportunités d’achat à des prix réduits. Dans un cas concret, une AFP a dû vendre ses actifs en capital-investissement à Lexington, qui les a acquis à un prix négocié.
Franklin Templeton a récemment élargi son portefeuille d’ETF sur le marché péruvien, passant de 8 à 18 produits. L’entreprise évalue actuellement la possibilité de lancer de nouvelles offres, mais une décision ne sera prise qu’en 2026, en fonction de l’évolution du marché et de la demande des investisseurs.
« Ne pas investir aux États-Unis (en bourse) signifie en quelque sorte ne pas investir dans la technologie. »
Sergio Guerrien, directeur et country manager Amérique du Sud de Franklin Templeton
Sergio Guerrien souligne l’importance du marché américain, en particulier le secteur technologique, mais note qu’il existe aujourd’hui d’autres secteurs « bon marché » sur ce marché, comme celui de la santé.
La démocratisation des actifs alternatifs est un autre facteur clé. Auparavant réservés aux investisseurs institutionnels, ces produits sont désormais accessibles à un public plus large grâce à la création de véhicules d’investissement permettant des montants d’entrée plus faibles, à partir de 25 000 $ US.


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