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Futures S&P 500 en baisse après vente technologique, Alphabet et SpaceX plombent le marché

Les contrats à terme du S&P 500 ont reculé ce mardi 23 juin 2026, plombés par une vente massive des géants technologiques. Ce mouvement suit une séance volatile lundi, marquée par la chute d'Alphabet et de SpaceX, tandis…

Le recul d'Alphabet et la volatilité de SpaceX

Les contrats à terme du S&P 500 ont reculé ce mardi 23 juin 2026, plombés par une vente massive des géants technologiques. Ce mouvement suit une séance volatile lundi, marquée par la chute d’Alphabet et de SpaceX, tandis que les prix du pétrole fléchissaient suite à des progrès diplomatiques entre les États-Unis et l’Iran.

La tendance est lourde pour le secteur technologique. Le S&P 500 a clôturé lundi en baisse de 0,37 %, tandis que le Nasdaq Composite a plongé de 1,32 %. Seul le Dow Jones a résisté, progressant de 0,29 % grâce aux gains de Caterpillar. Ce contraste souligne une rotation brutale des investisseurs qui délaissent les valeurs de croissance pour des actifs plus traditionnels.

Le recul d’Alphabet et la volatilité de SpaceX

Le sentiment sur les « Sept Magnifiques » s’est dégradé lundi. Alphabet a enregistré sa pire performance quotidienne en plus d’un an, perdant 5 % de sa valeur. Cette chute est directement liée à des inquiétudes sur une fuite des cerveaux, après le départ de deux chercheurs de haut niveau en intelligence artificielle vers des concurrents.

Le recul d'Alphabet et la volatilité de SpaceX

Le titre de SpaceX (SPCX) poursuit sa trajectoire descendante. Selon KSL News, l’action a chuté de 10,7 % pour s’approcher des 165 $, marquant sa troisième séance négative consécutive. Ce repli intervient après un lancement très médiatisé sur le marché boursier américain, où le titre avait été initialement vendu à 135 $ par action.

Le recul d'Alphabet et la volatilité de SpaceX
Photo: KSL News

« Tout ce qui touche à l’IA et à la technologie reste un centre d’intérêt pour les traders particuliers. Ils sont simplement moins actifs dans les actions individuelles qu’auparavant. »

Liz Ann Sonders, stratège en chef de l’investissement chez Charles Schwab, via CNBC

Sonders analyse ce phénomène comme un déplacement vers des véhicules d’investissement plus larges, notamment les ETF, plutôt que des paris sur des titres isolés. Pour elle, les résultats d’entreprise demeurent le principal support des cours actuels.

Diplomatie américano-iranienne et chute du brut

Le marché pétrolier a réagi positivement à l’annonce de progrès dans les négociations de paix entre Washington et Téhéran en Suisse. Un calendrier a été établi pour parvenir à un accord final d’ici 60 jours, incluant la création d’un comité et la fin des opérations militaires au Liban.

Diplomatie américano-iranienne et chute du brut
Photo: Yahoo Finance

Le département du Trésor des États-Unis a autorisé la vente de pétrole iranien jusqu’en août, précipitant les cours vers leurs plus bas de séance. Les chiffres montrent une baisse significative :

  • Brent : Chute de 3,6 % pour atteindre 77,70 $ le baril.
  • WTI (West Texas Intermediate) : Recul de 2,7 % à 74,55 $ le baril.

Cette détente diplomatique réduit les risques de blocage du détroit d’Ormuz, point de passage critique pour les tankers. Bien que l’armée iranienne ait affirmé samedi avoir fermé le détroit, le Commandement central des États-Unis a contesté cette information.

« Une bonne base pour un accord final réussi. »

JD Vance, vice-président des États-Unis, via KSL News

Pression inflationniste et héritage d’Alan Greenspan

L’optimisme pétrolier ne s’est pas transmis au marché obligataire. Le rendement du Trésor à 10 ans a grimpé à 4,51 %, contre 3,97 % avant le début du conflit. Les investisseurs craignent que la Réserve fédérale doive relever ses taux pour contrer une inflation persistante, exacerbée par le coût élevé de l’énergie durant la guerre.

Pression inflationniste et héritage d'Alan Greenspan

Le marché attend avec nervosité la publication jeudi de l’indice des prix de la consommation personnelle (PCE) pour mai. Les économistes anticipent une accélération de l’inflation à 4,1 %, contre 3,8 % en avril. Selon les données du CME Group, 90 % des traders parient désormais sur au moins une hausse des taux d’ici la fin de l’année.

Parallèlement, Wall Street a absorbé la nouvelle du décès d’Alan Greenspan à l’âge de 100 ans. Ancien président de la Réserve fédérale pendant près de deux décennies, Greenspan a dirigé l’institution à travers plusieurs cycles de booms et de crises économiques.

Mouvements stratégiques et secousses internationales

L’activité fusion-acquisition reste dynamique malgré la nervosité des indices. AbbVie a annoncé l’acquisition d’Apogee Therapeutics pour un montant estimé à 10,9 milliards de dollars. L’opération vise à renforcer le portefeuille de traitements pour les maladies inflammatoires et immunologiques. Suite à l’annonce, l’action d’Apogee a bondi de 46,7 %.

À l’échelle mondiale, les marchés ont montré des signaux contradictoires. Au Royaume-Uni, le FTSE 100 a progressé de 0,7 % après l’annonce du départ prochain de Keir Starmer de la tête du Parti travailliste.

En Asie, la situation est plus instable. Si KSL News rapportait des records pour le Nikkei et le Kospi en début de semaine, CNBC a souligné un retournement brutal ce mardi : le Kospi sud-coréen a chuté de plus de 6 % et le Nikkei 225 a reculé de 1,5 %, mettant fin à huit séances consécutives de hausse.

L’attention se porte désormais sur les résultats trimestriels de Micron, attendus mercredi, et sur les lectures préliminaires de l’indice PMI de S&P Global, qui détermineront si le marché peut stabiliser sa course vers des records historiques ou s’il s’engage dans une correction plus profonde.

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À propos de l’auteur: Amélie Bernard

Amélie Bernard traite l’économie, les entreprises, les marchés et les transformations du travail. Son approche relie les chiffres, les décisions publiques et leurs effets dans la vie quotidienne.