Publié le 2024-02-29 14:35:00. L’acteur Daniel Day-Lewis, réputé pour son immersion totale dans ses rôles, a failli mettre sa vie en danger sur le tournage de « Gangs of New York » en refusant tout traitement médical moderne pour rester fidèle à l’époque du film.
- Daniel Day-Lewis a refusé de prendre des médicaments pendant le tournage de « Gangs of New York » pour des raisons de réalisme historique.
- Il a contracté une pneumonie en portant des vêtements inadaptés aux conditions climatiques du tournage.
- L’acteur est connu pour ses méthodes extrêmes de préparation, allant jusqu’à apprendre des métiers spécifiques pour ses rôles.
Daniel Day-Lewis est un fervent adepte de la méthode d’interprétation, une technique où l’acteur s’imprègne complètement de la psychologie et du vécu de son personnage, même en dehors des heures de tournage. Pour incarner William “The Butcher” Cutting, chef de gang new-yorkais dans « Gangs of New York », Day-Lewis a poussé cette approche à l’extrême.
Sa préparation au rôle a dépassé les simples recherches habituelles. Il a ainsi suivi des cours auprès de bouchers pour maîtriser l’art de la découpe de la viande et s’est exercé au lancer de couteaux dans des cirques. Des exemples de son dévouement sont déjà connus : pour « Le Fil de Soie », il a appris la confection de vêtements, et pour « Mon Pied Gauche », il a simulé une paralysie cérébrale infantile en cessant d’utiliser ses membres. Mais c’est pour « Gangs of New York » qu’il a véritablement flirté avec le danger.
Sur le plateau, Day-Lewis était le seul à exiger des costumes historiquement exacts, mais peu pratiques et peu chauds, ce qui l’a conduit à contracter une pneumonie. Au lieu de se reposer, il continuait à arpenter les rues de Rome, dans la peau de son personnage, et s’est même livré à des altercations avec des passants. Lorsque son état s’est aggravé, les médecins lui ont prescrit des médicaments, qu’il a refusés, estimant qu’ils n’existaient pas en 1846, l’époque où se déroule le film.
« J’ai failli mourir pendant le tournage. »
Daniel Day-Lewis, cité par The Independent
Finalement, le réalisateur Martin Scorsese, avec l’aide d’un médecin, a réussi à le convaincre de prendre les médicaments nécessaires à sa guérison. D’autres anecdotes témoignent de son engagement extrême : il portait une prothèse oculaire qu’il tapotait avec un couteau, et ne se lavait plus les cheveux. Heureusement, le monde du cinéma a été épargné par une tragédie, et l’ambition de cet acteur exceptionnel n’a pas eu de conséquences fatales.
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