Les contrats à terme sur le gaz naturel peinent à maintenir leur élan, malgré une récente tentative de rebond. L’analyse technique suggère une possible nouvelle phase baissière, avec un risque de rupture du seuil de 3,26 € (3,262 $) par unité thermique britannique (BTU).
Depuis le 25 août 2025, les contrats à terme sur le gaz naturel évoluent dans une tendance baissière, alimentée par un affaiblissement de la demande. Ils se maintiennent sous la résistance de la moyenne mobile exponentielle sur 9 jours (MME 9), fixée à 2,82 € (2,819 $), depuis la formation d’un croisement baissier en juin, après avoir atteint un pic à 4,23 € (4,231 $) le 20 juin 2025.
Cette faiblesse s’inscrit dans une tendance de long terme. Les contrats à terme sur le gaz naturel évoluent sous la MME 200 depuis janvier 2014. Après un pic à 6,50 € (6,499 $) en février 2014, une pression vendeuse soutenue les a fait passer en dessous de ce seuil, confirmant un croisement baissier sur un graphique mensuel. Les MME 9, 20, 50 et 100 sont ainsi passées sous la MME 200, renforçant la dynamique baissière.
Des tentatives de dépassement de la MME 200 ont échoué, notamment en novembre 2018, lorsque les contrats ont brièvement atteint 4,94 € (4,935 $). Un nouveau mouvement de vente en décembre 2018 les a ramenés à 2,94 € (2,939 $), avant de poursuivre leur chute jusqu’à un plus bas de 1,43 € (1,432 $) en juin 2020. Un rebond s’est ensuite produit jusqu’en septembre 2021, avec un sommet à 6,28 € (6,280 $), mais une nouvelle vague de ventes entre octobre 2021 et décembre 2021 a maintenu les contrats au-dessus de la MME 200, qui s’établissait alors à 3,65 € (3,654 $).
En janvier 2022, un regain d’optimisme a porté les contrats à terme à 7,42 € (7,416 $), malgré une pression vendeuse persistante. Ils ont finalement retrouvé un support à la MME 200 en janvier 2023. Depuis, ils sont restés en dessous de cette résistance, jusqu’à une brève percée en octobre 2025.
Cette percée d’octobre 2025, bien que notable, a été entachée par un arrêt gouvernemental de 43 jours (du 1er octobre au 12 novembre 2025), qui a limité la disponibilité des données pertinentes. Malgré un nouveau sommet atteint en décembre 2025 à 5,50 € (5,495 $), le repli à 3,80 € (3,800 $) qui a suivi soulève des doutes sur la solidité de cette progression. Les gains observés en octobre et novembre 2025 semblent fragiles, reposant principalement sur une dynamique haussière sans fondement statistique solide.
À ce stade, une clôture mensuelle sous 4,53 € (4,530 $) pourrait déclencher une nouvelle pression baissière, ramenant les contrats à terme sous le support significatif de la MME 200 (3,26 € ou 3,262 $). Un tel mouvement pourrait prolonger la tendance baissière jusqu’en juin 2026.
Avertissement : Les lecteurs sont invités à prendre toute position sur les contrats à terme sur le gaz naturel à leurs propres risques. Cette analyse est basée uniquement sur des observations techniques et ne constitue pas un conseil financier.
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