Home Divertissement‘Good Boy’ Wilts Under Its Remarkable Gimmick

‘Good Boy’ Wilts Under Its Remarkable Gimmick

by Antoine Girard

Un film d’horreur raconté du point de vue d’un chien ? C’est le pari audacieux de « Good Boy », qui mise tout sur le regard expressif d’Indy, un Nova Scotia Duck Tolling Retriever, et sur une atmosphère angoissante plus que sur une narration claire.

Dans ce long métrage, Indy, qui prête ses traits à son propre nom, est le fidèle compagnon de Todd (Shane Jensen), un homme apparemment fragile. Le duo s’installe dans l’ancienne cabane isolée du grand-père de Todd, loin de tout. La sœur de Todd, Vera (Arielle Friedman), s’inquiète de l’état de santé de son frère, mais celui-ci a simplement besoin de solitude. Il n’est, de toute façon, jamais vraiment seul avec Indy à ses côtés.

L’isolement est rapidement perturbé par des phénomènes étranges. Des flashbacks troublants suggèrent que le grand-père (interprété par Larry Fessenden, figure bien connue du genre) n’était pas l’homme bienveillant qu’il semblait être. Des images fugaces apparaissent et disparaissent dans la maison, laissant planer le doute : s’agit-il de simples illusions d’optique, de manifestations de l’état mental déclinant de Todd, ou d’une véritable infestation spectrale digne de « The Conjuring » ? Le réalisateur Ben Leonberg, qui a choisi son propre chien pour le rôle principal, reste volontairement évasif sur ces questions.

Cette approche narrative inhabituelle, qui place le spectateur dans la perspective animale, crée un certain déséquilibre. Le film distille des informations par petites touches, et même lorsque l’atmosphère devient pesante, il manque de clarté et de rythme. « Good Boy » ne cherche pas à respecter les codes traditionnels du film d’horreur, ce qui, bien que rafraîchissant sur le papier, s’avère frustrant à l’écran.

Pourtant, Indy ne doit pas être blâmé. Ben Leonberg exploite au maximum l’expressivité du visage de son acteur canin. Même si ce n’est “qu’un chien”, les expressions et les petits gémissements d’Indy sont étonnamment puissants et efficaces. Oubliez les divas virtuelles comme Tilly Norwood : trouvez un agent pour Indy, immédiatement !

La relation entre l’homme et son chien est au cœur du récit, et les amoureux des animaux y trouveront un écho particulier. « Good Boy » soulève des questions intéressantes sur la peur de la perte chez les animaux, et sur la manière dont ils perçoivent les menaces réelles. Le film se distingue également par sa photographie saisissante, qui en fait l’un des visuellement les plus marquants de l’année. Cependant, il s’agit davantage d’une expérience cinématographique ambitieuse que d’un véritable film d’horreur satisfaisant.

Avec une durée de 73 minutes, le film semble rendre hommage à son propre concept. Il y a une raison pour laquelle nous aimons regarder des chiens à l’écran, et une raison pour laquelle ils ne peuvent traditionnellement pas porter un film à eux seuls. Indy mérite mieux, mais il donne tout ce qu’il a dans ce film frustrant, mais résolument original.

« Good Boy » est une approche nouvelle et audacieuse du genre horrifique. Dommage que l’audace ne rime pas toujours avec captivant ou excitant.

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