Les ordinateurs portables Googlebook, lancés le 4 octobre, intègrent officiellement une prise en charge permettant de déverrouiller le chargeur d’amorçage. Cette option autorise l’installation d’un système d’exploitation personnalisé ou de tests applicatifs, ouvrant la voie à des modifications approfondies selon la documentation de l’entreprise.
Conçue autour d’un socle logiciel alliant les fondations d’Android aux fonctions de bureau de ChromeOS, la plateforme s’ouvre au bricolage technique. Une page de support officielle repérée par la communauté permet désormais de mieux comprendre les choix d’architecture de ces machines.
Le déverrouillage du chargeur d’amorçage sur Googlebook
L’activation du déverrouillage s’effectue de manière similaire à celle d’un smartphone de la gamme Pixel. Les utilisateurs avancés doivent activer le déverrouillage OEM dans les options pour développeurs, puis basculer en mode de récupération à l’aide d’une combinaison de touches physiques pour lancer la procédure. Google confirme que les manipulations permettent de prendre le contrôle total du matériel, tout en émettant des avertissements clairs sur les risques encourus.
Google a déclaré, selon PCMag et Techweez : « Un développeur ou un utilisateur avancé peut déverrouiller le chargeur d’amorçage de son appareil pour installer une version personnalisée du système d’exploitation ou tester une application. »
La firme de Mountain View prévient que cette manipulation efface l’intégralité des données présentes sur la machine et désactive les sécurités natives. Les modifications effectuées par la suite ne bénéficient d’aucun support officiel, risquent d’entraîner des dysfonctionnements matériels ou logiciels, et peuvent annuler la garantie constructeur.

L’arrivée imminente de Magisk et la compatibilité matérielle
Le développeur principal de l’outil de root Magisk, John Wu, a annoncé sur le réseau social X la prise en charge prochaine des ordinateurs Googlebook. L’arrivée de ce code offre aux utilisateurs expérimentés une porte d’entrée vers des modifications système approfondies, telles que le réglage des performances ou le blocage de publicités, un terrain généralement fermé sur les ordinateurs portables traditionnels.
Les premiers Googlebooks se déclinent en plusieurs versions matérielles selon les fabricants. Acer, ASUS et Lenovo commercialisent des configurations équipées d’un processeur Intel Core 5, tandis que Dell et HP intègrent la puce Snapdragon X Elite de Qualcomm, qui repose sur une architecture ARM.
John Wu a indiqué via X : « Magisk sur Googlebook. Un nouveau code et des instructions arriveront dans les prochains jours. »
Sous le capot, le système d’exploitation repose fondamentalement sur Android. L’infrastructure intègre les outils classiques de l’écosystème mobile, incluant le protocole fastboot, le module userspace fastbootd et le mode recovery. Toutefois, le logiciel doit s’adapter au mode Headless System User Mode (HSUM), qui sépare le compte système en arrière-plan des profils utilisateurs actifs.

Les questions en suspens autour de Windows et de la connectivité USB
Malgré l’ouverture de l’appareil, l’installation d’autres environnements comme Windows 11 reste incertaine. Google indique n’avoir testé aucun autre système d’exploitation et ne se prononce pas sur leur viabilité. Les utilisateurs recherchant un environnement alternatif peuvent en revanche s’appuyer sur l’application Terminal intégrée pour faire tourner un environnement Linux complet au sein d’une machine virtuelle, sans modifier le chargeur d’amorçage initial.
Des limites techniques subsistent pour les manipulations directes. Le raccordement de la machine à un poste hôte pour des opérations de flashage via USB réclame des câbles spécialisés qui font défaut dans l’immédiat, bien que John Wu indique avoir identifié des voies alternatives pour modifier le logiciel sans dépendre de cette liaison physique.