Publié le 18 mars 2026 23:15:00. Un nouveau plan pour la reconstruction de la bande de Gaza et l’établissement d’un gouvernement palestinien intérimaire a été dévoilé, mais sa mise en œuvre s’annonce complexe, notamment en raison de la position du Hamas et des profondes divergences entre les parties.
- Un gouvernement intérimaire composé de technocrates palestiniens, sans lien avec le Hamas, est en place pour gérer la bande de Gaza.
- La démilitarisation complète de Gaza et le retrait progressif des forces israéliennes sont prévus, sous la supervision d’une Force internationale de stabilisation (FIS).
- Le Hamas est sommé de libérer immédiatement le dernier otage décédé, sous peine de conséquences graves.
La prochaine phase du plan pour Gaza, annoncé par Steve Witkoff, prévoit la mise en place d’une administration palestinienne, la démilitarisation de la bande de Gaza et sa reconstruction. Cette initiative intervient deux ans après l’attaque du Hamas en Israël et le début du conflit qui a ravagé la région.
Selon les informations disponibles, le gouvernement intérimaire, composé de 14 membres dont une femme, a pour mission de gérer les services essentiels et la vie quotidienne dans la bande de Gaza. Ali Shaath, ancien ministre adjoint des Transports de l’Autorité palestinienne (AP), en assurera la direction. Des observateurs palestiniens soulignent que les membres de ce comité n’ont aucun lien avec le Hamas, conformément aux stipulations du plan.
Israël s’est historiquement opposé à un rôle de l’AP dans la bande de Gaza, ce qui pourrait constituer un obstacle majeur à la mise en œuvre de ce plan. La formation d’un « Conseil de paix » international, chargé de superviser le gouvernement intérimaire, reste également floue, notamment en ce qui concerne sa composition et le déploiement de la Force internationale de stabilisation (FIS).
La première phase du plan avait permis la libération des otages vivants détenus par le Hamas et le rapatriement des corps des victimes, en échange d’un retrait partiel des troupes israéliennes de Gaza. Bien que cette trêve fragile ait apporté un certain soulagement, la situation humanitaire reste désastreuse. Selon le Bureau de secours d’urgence des Nations Unies (OCHA), plus de 80 % des bâtiments ont été détruits ou endommagés, et une grande partie de la population vit encore dans des camps de tentes précaires.
La guerre, déclenchée par l’attaque du Hamas le 7 octobre 2023, qui a fait environ 1 200 morts en Israël et entraîné l’enlèvement de plus de 250 personnes, a causé la mort de plus de 71 000 Palestiniens à Gaza, selon les autorités sanitaires locales. La poursuite de la mise en œuvre du plan dépendra de la volonté du Hamas de déposer les armes, une condition qu’il a jusqu’à présent catégoriquement refusée. Une amnistie est prévue pour les membres du Hamas qui renonceraient à la violence et accepteraient de coexister pacifiquement avec Israël.
Les négociations s’annoncent difficiles, compte tenu des divergences profondes entre les parties. Les États-Unis devraient dévoiler dans les prochaines semaines les détails concernant la composition et le mandat de la FIS.
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