Publié le 15 janvier 2025 à 17h30. L’ancien recteur de l’Université Autonome de Campeche, José Alberto Abud Flores, a recouvré sa liberté après plus de 48 heures de détention pour possession présumée de drogues, une arrestation que son avocat dénonce comme arbitraire et motivée par des désaccords politiques.
- José Alberto Abud Flores a été libéré ce mercredi après-midi après une détention de plus de 48 heures.
- Son avocat, Edwin Trejo, affirme qu’il n’existe aucune preuve photographique de la drogue dans le véhicule de son client.
- L’arrestation intervient dans un contexte de tensions entre l’ancien recteur et la gouverneure de l’État, Layda Sansores, concernant l’organisation d’événements politiques sur le campus universitaire.
Après une détention controversée, José Alberto Abud Flores, l’ancien recteur de l’Université Autonome de Campeche, a retrouvé sa liberté mercredi après-midi. L’annonce a été faite par son avocat, Edwin Trejo, qui conteste fermement les accusations portées contre son client.
Selon Me Trejo, l’absence de preuves tangibles est frappante.
« Il n’y a aucune preuve photographique dans le dossier indiquant l’endroit où la substance, soi-disant illicite, se trouvait dans le véhicule »,
Edwin Trejo, avocat de José Alberto Abud Flores
Il dénonce également une manipulation de la scène de la saisie. Le véhicule de son client aurait été évacué des lieux et conduit directement au parquet par un policier, compromettant ainsi l’intégrité des éventuelles preuves.
L’arrestation de M. Abud Flores survient dans un contexte de tensions politiques. L’ancien recteur, âgé de 73 ans, cherchait à obtenir un second mandat et s’était opposé à la gouverneure de l’État, Layda Sansores, concernant l’organisation d’événements politiques au sein de l’université. M. Abud avait refusé d’autoriser des rassemblements partisans sur le campus, une décision qui semble avoir exacerbé les tensions avec l’exécutif local.
Me Trejo souligne que l’ancien recteur est une figure publique respectée à Campeche et que, compte tenu de son âge et de son profil, il aurait dû bénéficier d’une libération conditionnelle en vertu de la loi. Il critique le maintien en détention de son client, ainsi que celui d’un collaborateur de 75 ans également arrêté dans cette affaire, comme une mesure disproportionnée.
L’ancien recteur est actuellement détenu au centre pénitentiaire de San Francisco Kobén. Son avocat a annoncé qu’il contestera la légalité de la procédure suivie lors de l’arrestation, dénonçant des violations de la procédure régulière. Il estime que la saisie du véhicule a été effectuée de manière irrégulière, ce qui remet en question la validité de l’ensemble de la procédure.
Me Trejo a également indiqué qu’il demandera l’exclusion des drogues présumées de la procédure pénale, en raison des irrégularités constatées lors de la saisie et du transport du véhicule.
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