Le budget 2026 présente une image trop rose des finances publiques, selon la Cour des Comptes
Le mémorandum budgétaire 2026 donne une image trop rose des finances publiques. Cette conclusion est tirée par la Cour des Comptes.
Le Cabinet fonde ses prévisions sur un certain nombre de milliards de coupes qui ne sont pas étayées, explique la Cour des Comptes. Les Pays-Bas risquent également de manquer de fonds européens.
Des dépenses importantes sont reportées, avertit la Cour des Comptes. En conséquence, la comptabilité semble plus favorable que la réalité.
Asile et paiements
À première vue, les finances publiques néerlandaises sont en ordre, comme l’a révélé Prinsjesdag. Plus est dépensé que ce qui entre, mais ce déficit reste dans les normes européennes. La dette nationale néerlandaise augmente, mais reste faible par rapport à de nombreux autres pays européens.
Cependant, ces chiffres ne sont pas complets, prévient la Cour des Comptes, qui envoie à chaque ministère une lettre après le jour du Prince avec des points d’attention pour le budget.
Par exemple, le Cabinet prévoit des économies importantes sur l’asile. En 2026, 4 milliards sont encore estimés pour l’accueil des demandeurs d’asile. Un an plus tard, seulement 1 milliard. La logique de l’ancien ministre de l’Asile, Faber, était que moins d’argent serait nécessaire si moins de demandeurs d’asile venaient aux Pays-Bas. Cependant, les chiffres des demandes d’asile ne confirment pas cette hypothèse.
De plus, la Cour des Comptes souligne les réductions calculées sur les paiements à l’UE. Les Pays-Bas versent de l’argent à l’Europe chaque année. Lorsque le Cabinet Schoof a été nommé, l’ambition était de négocier une remise de 1,6 milliard à l’UE. Pour l’instant, cela n’a pas abouti, mais l’avantage est déjà inclus dans le budget.
Fonds
Inversement, les Pays-Bas revendiquent toujours de l’argent de l’Europe. Il s’agit de l’argent du Fonds européen de relance et de résilience, qui vise à aider les États membres à atteindre la durabilité et la numérisation.
Les Pays-Bas ont déjà reçu de l’argent de ce fonds et comptent maintenant sur 2,9 milliards d’euros, selon le budget. Ensuite, il faudra rendre compte de la manière dont les contributions antérieures de ce fonds ont été dépensées. Au printemps dernier, la Cour des Comptes a averti que les Pays-Bas ne seraient pas en ordre sur ce point.
Un autre point d’attention concerne les investissements reportés. Le Cabinet sortant choisit de reporter plusieurs investissements prévus pendant une ou plusieurs années. Moins de dépenses en 2026 donnent une image plus positive, mais la Cour des Comptes souligne que cela laissera un prochain Cabinet avec ces dépenses.
Défense
Le Cabinet sortant souhaite laisser des décisions majeures à la nouvelle équipe et a donc présenté un budget minimaliste lors de Prinsjesdag. En conséquence, les dépenses supplémentaires pour la défense manquent dans le budget. L’été dernier, les Pays-Bas ont souscrit, sous l’égide de l’OTAN, à l’engagement de dépenser davantage pour la défense.
À long terme, cela pourrait représenter jusqu’à 19 milliards d’euros par an. Ces milliards ne sont pas encore inclus, mais pourraient encore bouleverser le budget, avertit la Cour des Comptes.
D’où devrait provenir cet argent est un point de débat lors des élections. Par exemple, le VVD plaide pour une « contribution à la liberté », une augmentation de l’impôt afin de pouvoir effectuer les dépenses supplémentaires pour la défense. GroenLinks-PvdA est également favorable à des dépenses accrues pour la défense, mais pas au détriment de la sécurité sociale. Le VVD souhaite réduire les dépenses et ne pas augmenter les impôts.
