Publié le 8 octobre 2025 à 05h32. La représentante républicaine Marjorie Taylor Greene s’oppose à une position de son parti concernant les subventions de l’Affordable Care Act (ACA), craignant une forte augmentation des primes d’assurance maladie pour ses électeurs. Elle appelle à une solution rapide pour éviter une crise financière pour de nombreuses familles américaines.
- Marjorie Taylor Greene critique le manque de réaction républicaine face à l’expiration imminente des crédits d’impôt de l’ACA.
- Elle met en garde contre une possible augmentation de 18 % des primes d’assurance maladie, voire un doublement ou un triplement pour certains.
- Le président de la Chambre, Mike Johnson, estime que la date limite pour une décision est encore lointaine, mais Greene insiste sur l’urgence de la situation.
La représentante Marjorie Taylor Greene a exprimé publiquement son désaccord avec la ligne du parti républicain concernant les subventions de l’Affordable Care Act (ACA), plus communément appelé Obamacare. Elle craint que l’expiration prochaine de ces aides financières n’entraîne une flambée des coûts de l’assurance maladie pour de nombreux Américains, en particulier dans son propre district en Géorgie.
Lors d’une interview accordée à Newsnation sur «The Hill», Greene a souligné l’importance de ce problème :
« Les problèmes des subventions sont réels. Ce n’est pas quelque chose que n’importe qui peut dire est inventé. »
Marjorie Taylor Greene, représentante (R-Ga.)
Elle a également précisé que les primes d’assurance, même pour les plans réguliers, étaient susceptibles d’augmenter d’une médiane de 18 %, ce qui représente une charge financière considérable pour de nombreuses familles. Elle a illustré cette situation en évoquant le cas de propriétaires de petites entreprises qui paient déjà 2 000 $ (environ 1 850 €) par mois pour leur assurance familiale.
Greene a mis en garde contre les conséquences d’une telle augmentation :
« Si vous doublez leur assurance maladie, ou même le triple, ces gens vont, soit ils devront le laisser tomber, ou ils vont choisir entre le loyer et leur assurance. »
Marjorie Taylor Greene, représentante (R-Ga.)
Elle a insisté sur la nécessité pour les républicains de prendre le problème au sérieux et de trouver une solution.
La représentante a déclaré être prête à négocier avec les démocrates pour trouver un terrain d’entente sur les questions de santé. Elle a exprimé son « dégoût » face à la perspective d’une augmentation des primes d’assurance, notamment en raison de l’expiration des crédits d’impôt de l’ACA, comme elle l’a indiqué sur la plateforme sociale X. Elle a affirmé qu’elle ne se conformerait pas aux consignes du parti sur cette question, privilégiant les intérêts de ses électeurs.
Le président de la Chambre, Mike Johnson (R-La.), a minimisé l’urgence de la situation, estimant que la date limite de fin d’année pour une décision concernant les subventions de l’ACA est encore éloignée :
« Nous avons effectivement trois mois à négocier. À la Maison Blanche et dans les couloirs du Congrès, c’est comme une éternité. »
Mike Johnson, président de la Chambre (R-La.)
Ces subventions, mises en place pendant la pandémie de Covid-19, ont été prolongées jusqu’à la fin de 2025 par la loi sur la réduction de l’inflation de 2022. La période d’inscription ouverte dans la plupart des États commence le 1er novembre, et les compagnies d’assurance pourraient augmenter leurs primes si elles anticipent l’expiration de ces aides financières.
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