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Guerre au Moyen-Orient : l’impatience de Trump met Netanyahu à l’épreuve – News

Publié le 7 novembre 2025 à 05h47. L'alliance historique entre les États-Unis et Israël est mise à l'épreuve par l'impatience grandissante de Donald Trump face à la stratégie de Benjamin Netanyahu, notamment dans le contexte de la guerre…

Guerre au Moyen-Orient : l’impatience de Trump met Netanyahu à l’épreuve – News

Publié le 7 novembre 2025 à 05h47. L’alliance historique entre les États-Unis et Israël est mise à l’épreuve par l’impatience grandissante de Donald Trump face à la stratégie de Benjamin Netanyahu, notamment dans le contexte de la guerre à Gaza et des tensions au Qatar.

Depuis son premier mandat en 1996, Benjamin Netanyahu, surnommé « Bibi », est une figure incontournable de la politique israélienne. Sa longévité au pouvoir et son sens aigu de la stratégie sont légendaires. Ni les accusations de corruption, ni les mandats d’arrêt internationaux pour crimes de guerre n’ont jusqu’à présent entamé sa position.

Mais l’homme fort d’Israël se heurte aujourd’hui à un obstacle de taille : Donald Trump. Le président américain a publiquement réprimandé Netanyahu à plusieurs reprises, son équipe exprimant un mécontentement croissant face à la politique étrangère jugée trop intransigeante du Premier ministre israélien. Les critiques à l’égard d’Israël se font également plus fortes au sein du mouvement MAGA (Make America Great Again) de Trump.

Les États-Unis, garant de la sécurité israélienne

Les États-Unis ont toujours été un pilier de la politique de Netanyahu. Se présentant comme « Monsieur Sécurité », il a fait de l’assurance de la protection d’Israël un argument central de sa campagne. Le massacre perpétré par le Hamas le 7 octobre 2023 a fragilisé cette image, mais tant que les États-Unis restent aux côtés d’Israël, Netanyahu peut continuer à se positionner comme le garant de sa sécurité.

Washington fournit chaque année à Israël des armes et des munitions pour plusieurs milliards de dollars. Des experts suspectent également un soutien américain à l’arsenal nucléaire secret d’Israël. Il ne fait aucun doute que les États-Unis interviendraient militairement en cas de menace directe.

La liberté d’action de Netanyahu, un irritant pour Trump

Sans le soutien américain, Israël n’aurait probablement pas pu repousser les attaques de missiles iraniennes. Netanyahu a également pu compter sur l’administration américaine pendant la guerre à Gaza. Lorsque la Cour pénale internationale a émis un mandat d’arrêt à son encontre, Trump a violemment critiqué la Cour et a menacé de sanctions.

Même le procès pour corruption qui frappe Netanyahu n’a pas suscité de réaction de la part de Trump : des cigares et du champagne d’une valeur de plus de 200 000 dollars – « ce n’est rien », a-t-il déclaré. Et, pour l’instant, ces accusations n’ont pas remis en cause la position du Premier ministre.

Cependant, un certain mécontentement gronde au sein de la base électorale de Trump. Le président avait promis de mettre « l’Amérique d’abord » et de mettre fin aux guerres étrangères. Pour nombre de ses partisans, cette promesse est contredite par l’alliance avec Israël. Des figures comme Tucker Carlson affirment qu’Israël entraîne les États-Unis dans des conflits qui ne servent pas leurs intérêts. La députée républicaine Marjorie Taylor Greene accuse même Israël de génocide.

L’incident de Doha, un point de rupture

La tension est montée d’un cran le 9 septembre dernier, lorsque Netanyahu a ordonné des frappes aériennes sur un complexe résidentiel à Doha, la capitale du Qatar, où il soupçonnait des dirigeants du Hamas de se cacher, alors que des négociations étaient en cours pour mettre fin à la guerre à Gaza.

Pour Trump, il s’agissait d’un franchissement de ligne rouge : le Qatar est un allié de longue date des États-Unis et abrite une importante base militaire américaine. Cette attaque a également déstabilisé d’autres partenaires, comme la Turquie.

Trump a contraint Netanyahu à présenter ses excuses et à accepter un cessez-le-feu, même si ce plan en 20 points contredit de nombreuses exigences israéliennes. Israël devrait ainsi perdre le contrôle de la bande de Gaza et des livraisons d’aide humanitaire.

Un équilibre délicat entre image et réalité

L’instinct de survie politique de Netanyahu est aujourd’hui confronté au plus grand défi de sa carrière. Des élections sont prévues en 2026, et il souhaite être réélu. Pour cela, il doit trouver un équilibre entre son image de « Monsieur Sécurité » et l’impatience croissante de l’allié qui garantit réellement la sécurité d’Israël.

Sébastien Ramspeck et Christina Brun

Correspondant et producteur international #SRFglobal



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Sébastien Ramspeck est correspondant international de SRF. Il a précédemment occupé les fonctions de correspondant à Bruxelles et de journaliste économique pour l’émission d’information « 10vor10 ». Ramspeck a étudié les relations internationales à l’Institut de hautes études de Genève.

Christine Brun est productrice pour #SRFglobal, le magazine géopolitique étranger de SRF. Elle a auparavant travaillé en tant qu’indépendante. En plus de son travail chez SRF International Security, Brun poursuit des études à l’Université Harvard.

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À propos de l’auteur: Clara Dubois

Clara Dubois suit l’actualité internationale, les affaires diplomatiques et les grands équilibres géopolitiques. Son travail met l’accent sur le contexte, les faits vérifiables et les conséquences concrètes des événements mondiaux.