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Guerre en Ukraine – La Grande-Bretagne a été surprise par le choix de la Russie en matière d’équipement pour les opérations de combat

by Nicolas Lefèvre

Publié le 2026-01-02 14:17:00. L’armée russe a engagé en Ukraine des équipements militaires datant de plusieurs décennies, surprenant les analystes occidentaux qui anticipaient l’utilisation de son matériel le plus moderne. Cette stratégie pose des questions sur les capacités réelles de l’industrie de défense russe et ses priorités sur le terrain.

  • Les analystes occidentaux s’attendaient à voir des chars russes de pointe, comme le T-14, rivaliser avec les équipements de l’OTAN.
  • L’armée russe a principalement déployé des chars T-90 et T-80, ainsi que des modèles plus anciens, certains datant des années 1940.
  • Plusieurs facteurs pourraient expliquer ce choix, allant de préoccupations liées à la réputation en cas de perte d’équipements coûteux à des contraintes de production et des sanctions occidentales.

L’armée britannique s’est dite surprise de ne pas observer sur le front ukrainien les armements les plus sophistiqués de la Fédération de Russie. Le major Maguire, un officier de l’armée britannique, a déclaré :

« Nous nous attendions probablement à voir davantage de leurs armes de prestige. »

Major Maguire

Cette observation, rapportée par Business Insider, remet en question les estimations initiales concernant les capacités déployées par Moscou.

Le T-14, considéré comme le char le plus moderne de Russie, avec un coût estimé entre 5 et 9 millions de dollars (soit environ 4,6 à 8,3 millions d’euros), était au centre des préoccupations occidentales. Les analystes craignaient que cet engin puisse rivaliser avec les équipements les plus performants de l’OTAN. Pourtant, il n’a pas été observé en Ukraine. L’armée britannique considère ce type d’équipement comme « l’équipement le plus dangereux contre lequel nous nous entraînons ».

Sergueï Chemezov, le directeur général de Rostec, avait déjà évoqué la possibilité que le T-14 ne soit pas adapté aux conditions de la guerre en Ukraine. Il a souligné :

« L’Armata, en général, est un peu cher. En termes de fonctionnalité, il est bien sûr bien supérieur aux chars existants, mais il est trop cher, il est donc peu probable que l’armée l’utilise maintenant. »

Sergueï Chemezov, directeur général de Rostec

Selon le major Maguire, le Royaume-Uni s’attendait à voir ces équipements de pointe, mais leur absence est d’autant plus frappante que la Russie a mis en œuvre une part importante de ses stocks d’armement plus anciens. Il a ajouté :

« Ils retirent les vieux chars des entrepôts, plutôt que de mettre leurs armes les plus puissantes sur le champ de bataille, du moins sur le papier. »

Major Maguire

Plusieurs hypothèses sont avancées pour expliquer ce choix stratégique. Le ministère britannique de la Défense suggère que la Russie pourrait craindre de ternir sa réputation en cas de perte d’équipements « prestigieux » au combat. De plus, la production de chars de combat principaux est limitée, ce qui oblige à privilégier la modernisation des modèles existants. Il est également possible que les premiers T-14 proposés à l’armée russe aient été jugés défectueux, ce qui a conduit à une réduction des commandes et à un recentrage sur la rénovation des anciens modèles.

Dans l’ensemble, les performances de l’armée russe se sont avérées inférieures aux attentes occidentales, notamment en raison de l’incapacité à prendre rapidement le contrôle de l’Ukraine, ce qui a entraîné un conflit prolongé dans l’est du pays. Les responsables de l’OTAN notent une détérioration de la qualité de l’armée russe, tout en reconnaissant qu’elle apprend de ses erreurs et reste une menace à surveiller de près.

Intensification de la guerre des drones en Ukraine – dernières nouvelles

Vitaly Samoilenko, chef de la défense aérienne du 3e corps d’armée, a récemment souligné l’intensification de la guerre des drones par la Russie. Selon lui, cette escalade ne se limite pas à une augmentation du nombre de drones, mais s’accompagne également de nouvelles avancées technologiques, notamment l’utilisation accrue de fibre optique et de drones de type Molniya.

Par ailleurs, Dmitri Zhmailo, directeur exécutif du Centre ukrainien pour la sécurité et la coopération, a affirmé que les drones Shahed utilisés par la Russie ne seraient plus d’origine iranienne, mais « chinois ». Il a souligné que la Chine joue un rôle stabilisateur pour la Russie, à l’instar de l’Occident pour l’Ukraine, afin d’éviter un effondrement du pays.

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