Publié le 7 novembre 2025. L’esprit de Miguel Ángel López, alias « l’hématocritique », a été célébré lors de l’HematoGala à Vigo, un événement riche en nostalgie et en humour qui a rassemblé des générations autour de l’héritage de cet écrivain et humoriste coruñais.
- L’HematoGala a rendu hommage à Miguel Ángel López à travers des performances variées, allant de sketches comiques à des reprises de chansons emblématiques du programme pour enfants Xabarín Club.
- Le duo comique Sobria y Serena a créé la surprise en faisant apparaître Porco Bravo, la mascotte de Xabarín Club, déclenchant une vague de nostalgie.
- L’humoriste Ignatius Farray et la directrice du festival, Ledicia Costas, ont également participé à cet hommage, soulignant l’importance de l’humour et de la tolérance.
L’Auditorium Mar de Vigo a vibré au rythme des souvenirs et des rires lors de l’HematoGala, un événement conçu pour honorer la mémoire de Miguel Ángel López, connu sous le pseudonyme de « l’hématocritique ». L’écrivain, humoriste et enseignant coruñais a laissé une empreinte indélébile sur la culture galicienne, et son héritage continue de vivre à travers les nombreuses facettes de son talent.
La soirée a débuté sur une note nostalgique avec l’apparition surprise de Porco Bravo, la mascotte iconique de Xabarín Club, interprété par le duo comique Sobria y Serena, composé d’Arantxa Treus et Jazmín Abuín. Cette apparition a immédiatement transporté le public dans l’univers de l’enfance, rappelant à beaucoup leur propre jeunesse. Certains affirment que les milléniaux galiciens sont véritablement la « génération Xabarín », une communauté unie par cet univers enfantin qui a captivé petits et grands.
L’énergie ludique et collective qui caractérisait l’œuvre de Miguel Ángel López a imprégné toute la soirée. Pour compléter ce voyage dans le temps, Silvia Superstar, accompagnée du groupe IGMIG, a interprété les chansons les plus emblématiques du programme pour enfants, notamment Spiderman et Namoreime de Frankestein. L’humoriste Xosé Antonio Touriñán et l’écrivaine María Lado ont guidé le public à travers les différentes disciplines de la culture galicienne.
L’événement a également rendu hommage à l’actualité culturelle, avec une référence au long métrage d’Oliver Laxe en lice pour l’Oscar, à travers la projection d’un remake de Sirat adapté à un public plus jeune. Les Hermanos Pódcast, avec Noel Ceballos, Nus Cuevas et Miguel López, ont également fait leur retour sur scène, évoquant les souvenirs de leur émission diffusée entre 2020 et 2023.
La présentatrice historique Teresa Rabal a également été honorée, recevant le prix « Lenda do Recreo » pour sa contribution à l’animation de plusieurs générations d’enfants. L’humoriste Ignatius Farray a apporté sa touche subversive, brisant les stéréotypes et repoussant les limites de l’humour.
Dans son discours, Ledicia Costas, directrice du festival, a souligné l’impact durable de Miguel López, avant de conclure la soirée avec l’énergie débordante du groupe galicien Grande Amore. L’HematoGala a confirmé que l’héritage de « l’hématocritique » continue de vivre et d’inspirer.
Héctor de Miguel : « L’humour est tolérance »
C’était la première fois que l’émission était enregistrée en direct en dehors du studio. L’HematoGala a offert l’occasion idéale à l’Auditorium Municipal de Vigo de devenir le studio d’enregistrement de Hora Veintipico, l’émission satirique de Cadena Ser présentée par Héctor de Miguel.
Lors de l’enregistrement, l’improvisation a joué un rôle clé, au point que le maire Abel Caballero s’est joint à eux sur scène. « Cet exercice nous est très utile pour ne pas nous reposer sur nos lauriers », explique le comédien. Il considère que l’humour est « fondamental » dans l’éducation, car « c’est de la tolérance ». Beaucoup de gens lui avouent ne pas être d’accord avec ses idées, mais l’écoutent parce qu’ils s’amusent. Faire rire est son objectif principal, et il estime qu’il ne devrait y avoir plus de limites que celles fixées par le Code pénal.
Il aborde avec audace l’humour politique, tout en admettant qu’il devient de plus en plus difficile de le faire : « Il n’est pas drôle qu’une présidente régionale qualifie un président du gouvernement de fils de pute. »
Pour parler de comédie, il évoque son collègue Ignatius Farray, qu’il considère comme une « bénédiction » pour cette discipline, « il l’a fait progresser », affirme-t-il. Sur ses traces et avec « l’équipe titulaire » de l’émission, ils ont essayé de « ne pas être paresseux » et d’innover pour atteindre l’objectif de provoquer le rire.
