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Huit gouvernements rejettent le décompte des voix au Honduras

by Clara Dubois

Publié le 1er novembre 2026. Huit pays d’Amérique latine ont fermement rejeté un décret de la présidente hondurienne Xiomara Castro ordonnant un recomptage des voix d’une élection présidentielle contestée, dont le résultat a vu la victoire de Nasry Asfura, un candidat soutenu par l’ancien président américain Donald Trump.

  • Huit nations latino-américaines – Argentine, Bolivie, Équateur, Paraguay, Pérou, République dominicaine, Costa Rica et Guatemala – ont exprimé leur désaccord avec le décret de Castro.
  • Le Conseil national électoral (CNE) hondurien a déjà proclamé Nasry Asfura vainqueur de l’élection du 30 novembre.
  • La présidente Castro a demandé un dialogue direct avec Donald Trump concernant son soutien à la campagne d’Asfura.

Les gouvernements de huit pays d’Amérique latine ont publiquement désapprouvé la décision de Xiomara Castro d’ordonner un recomptage général des votes de l’élection présidentielle hondurienne. Cette élection serrée a vu l’émergence de Nasry Asfura, un homme d’affaires de 67 ans, comme vainqueur, un résultat qui a suscité des contestations et des allégations de fraude.

Selon les contestataires, le décret de Castro, approuvé vendredi par les députés et suppléants officiels sans la participation de l’opposition, est illégal. L’opposition affirme avoir été empêchée d’accéder au Congrès. De plus, le CNE a déjà officialisé la victoire d’Asfura, rendant le décret d’autant plus contestable.

Dans un communiqué conjoint, les huit gouvernements ont déclaré :

« Nous exprimons notre ferme rejet du décret sanctionné par la présidente Xiomara Castro, qui ordonne un recomptage général (des votes). »

La présidente Castro justifie sa décision en affirmant que le CNE a refusé d’examiner des milliers de procès-verbaux électoraux comportant, selon elle, des incohérences. Cependant, les pays signataires de la déclaration estiment que le décret « méconnaît » l’autorité du CNE, qui n’avait pas encore réagi publiquement à l’initiative présidentielle dimanche.

Ils ont réaffirmé leur reconnaissance des résultats officiels proclamés par le CNE, soulignant que l’élection avait été « validée » par des missions d’observation internationales. Ils ont exhorté toutes les forces politiques honduriennes à privilégier le « dialogue », à « respecter l’ordre démocratique » et à « garantir une transition pacifique ».

La situation a pris une dimension internationale supplémentaire lorsque la présidente Castro a sollicité un entretien direct avec Donald Trump, afin de discuter de son soutien à la campagne d’Asfura. Cette demande intervient après un avertissement du Bureau américain des affaires de l’hémisphère occidental, qui a prévenu que « toute tentative visant à renverser illégalement les élections honduriennes aura de graves conséquences ».

Nasry Asfura prendra ses fonctions le 27 janvier.

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