Huit syndicats appellent à une mobilisation nationale ce mardi 29 septembre 2026 pour réclamer des hausses de salaires et dénoncer le gel du point d’indice. Dans le premier degré, le premier syndicat anticipe 40 % de grévistes, tandis que plus de 150 manifestations sont programmées à travers la France.
La rentrée sociale s’annonce particulièrement agitée ce mardi 29 septembre 2026. L’intersyndicale composée de la CGT, de FO, de la CFDT, de l’UNSA, de la FSU, de Solidaires, de la CFE-CGC et de FA-FP affiche un front uni pour mettre la pression sur le gouvernement avant l’examen du budget 2027 de l’État. Au cœur de la fronde figure le gel persistant du point d’indice dans un contexte d’inflation marquée, qui touche l’ensemble des agents de la fonction publique.
Mobilisation massive attendue dans les écoles primaires
Le secteur de l’éducation est en première ligne de cette journée de contestation. À la veille du mouvement, le Snuipp-FSU a indiqué s’attendre à un taux de grévistes atteignant 40 % chez les professeurs des écoles, un corps qui compte de nombreux enseignants dans les établissements publics. Du côté du gouvernement, le ministre de l’Éducation nationale Édouard Geffray a rappelé qu’un service d’accueil minimal devait être assuré par les collectivités locales, tout en qualifiant les revendications salariales de légitimes.

Dans le second degré, la visibilité est moindre puisque les enseignants des collèges et lycées n’ont pas l’obligation légale de se déclarer en grève à l’avance. La secrétaire générale du Snes-FSU, Sophie Vénétitay, a toutefois souligné que la question des salaires est plutôt bien reçue
par les équipes éducatives. Localement, comme dans les Pyrénées-Orientales, le FSU-SNUipp table sur environ 35 % de grévistes dans les écoles maternelles et élémentaires, tandis que les lycéens de l’USL appellent à bloquer les établissements pour exiger une convergence des luttes.
Impacts variables dans les transports et les services publics
Si la fronde touche divers services de l’État, les usagers des transports échappent au pire. La direction de la SNCF prévoit un trafic normal sur les liaisons TGV et Intercités, ainsi qu’un service quasi normal sur le réseau TER. Dans les Pyrénées-Orientales, le réseau de bus local Sankéo ne signale pas de perturbations majeures en dehors des ralentissements liés aux parcours des cortèges de manifestants, et la régie régionale anticipe un risque minime pour ses lignes liO.
En revanche, la tension sociale se fait nettement ressentir dans d’autres administrations. Les organismes de sécurité sociale comme la Caf et la CPAM prévoient également des perturbations de l’accueil, de même que les collectivités territoriales, la fonction publique hospitalière, les finances publiques et les services d’incendie et de secours.
Plus de 150 rassemblements prévus partout en France
Les cortèges s’élanceront tout au long de la journée dans plus de 150 villes. Parmi les principaux points de rendez-vous figurent la place d’Italie à Paris dès 14 h, la place Saint-Cyprien à Toulouse à la même heure, ou encore la place de la République à Bordeaux à 12 h 30. À Perpignan, la manifestation doit s’élancer à 10 h 30 depuis la place de Catalogne.
Cette journée de mobilisation fait suite à une longue accélération des tensions intersyndicales, la dernière grande journée de ce type dans la fonction publique remontant au 5 décembre 2024, une date où les cortèges avaient rassemblé plus de 200 000 personnes selon les chiffres syndicaux de l’époque.