Des menaces d’invasion visant plusieurs capitales européennes ont été proférées par Vladimir Soloviev, figure de proue de la propagande russe, tandis que Dmitri Medvedev, ancien président russe, a mis en garde l’Autriche contre toute évolution vers une politique de défense plus intégrée à l’OTAN. Ces déclarations incendiaires témoignent d’une escalade verbale de la Russie à l’égard de l’Europe.
Dans son émission de radio « Full Contact », Vladimir Soloviev a affirmé qu’il faudrait « libérer à nouveau Vienne », avant de poursuivre en menaçant de « détruire à nouveau Berlin et d’envahir cette foutue ville », ainsi que de « ré-envahir Paris ». Il a justifié ces propos en évoquant une situation où la Russie se sentirait « obligée d’agir », faisant écho aux justifications répétées du président Vladimir Poutine concernant l’invasion de l’Ukraine.
Ces menaces n’ont pas été émises isolément. Fin août, Dmitri Medvedev avait déjà averti l’Autriche, estimant qu’un « tournant militariste » et l’abandon de sa neutralité augmentaient considérablement le risque que les forces armées autrichiennes soient intégrées dans les plans opérationnels russes. Dans un article publié sur le site d’information de la chaîne RT, Medvedev a souligné que l’Autriche ne pourrait pas renoncer unilatéralement à sa neutralité sans le consentement des quatre puissances alliées de 1938, dont la Russie, considérant une telle décision comme une « violation des traités internationaux ». Il a prédit que « la structure entière de l’État autrichien s’effondrerait inévitablement ».
Selon des observateurs, le président Poutine semble de plus en plus déconnecté de la réalité, s’entourant de rapports biaisés et d’une vision déformée de ses adversaires. « Cependant, il s’efforce de diffuser cette vision à l’opinion publique internationale avec une grande détermination et un certain succès », explique notre correspondant. « Il affiche même un certain plaisir, souriant plus souvent qu’auparavant. Ses récits sont désormais intégrés à la stratégie de sécurité officielle des États-Unis. »
Poutine s’appuie sur un vaste réseau de propagande, comprenant des médias d’État, des robots en ligne, des blogueurs et des partisans dévoués pour amplifier ses messages anti-occidentaux. Des figures comme Soloviev et Medvedev précisent régulièrement ces menaces générales en désignant des villes européennes comme cibles potentielles pour des frappes, avec ou sans armes nucléaires.