Publié le 11 janvier 2026 à 16h15. L’analyste ukrainien Vitali Portnikov anticipe une année 2026 encore plus instable que la précédente, marquée par la poursuite des conflits et une possible déstabilisation de l’Occident.
Alors que l’année 2026 à peine commencée s’annonce déjà tumultueuse, l’analyste politique ukrainien Vitali Portnikov dresse un tableau sombre de l’avenir proche. Sur son compte Facebook, il prédit une aggravation de l’instabilité mondiale, dépassant les tensions observées en 2025, et met en garde contre de multiples foyers de crise.
Selon Portnikov, les négociations entre l’Ukraine et la Russie devraient se poursuivre sans aboutir à des avancées significatives. Dans le même temps, il prévoit une intensification de la pression occidentale sur le Kremlin, sans pour autant que les hostilités cessent. “Elles seront moins intenses qu’au second semestre 2025, mais elles resteront systémiques”, écrit-il. La Russie, selon ses prévisions, continuera à cibler les infrastructures énergétiques ukrainiennes, notamment sur la rive gauche du Dniepr, dans le but de provoquer de nouvelles pannes d’électricité.
L’Ukraine, de son côté, maintiendra ses attaques contre les infrastructures pétrolières russes, affaiblissant ainsi ses revenus. Ce processus sera renforcé par les nouvelles sanctions américaines déjà en place et qui devraient être étendues.
Mais le conflit ukrainien n’est qu’une partie d’un trouble mondial plus vaste. Portnikov souligne l’escalade de la guerre hybride menée par la Russie contre les pays européens, une tendance qu’il juge “de plus en plus visible et inquiétante”.
« Plus le Kremlin comprendra qu’il ne peut pas obtenir de succès décisifs sur le front, plus il cherchera activement des moyens de déstabiliser la situation en dehors des frontières de l’Ukraine »
Vitali Portnikov, analyste politique ukrainien
L’analyste s’inquiète particulièrement d’un scénario qu’il juge dangereux, bien qu’il ne le considère pas comme le plus probable : une tentative américaine de prendre le contrôle du Groenland. Une telle action, selon lui, serait une “catastrophe politique”, remettrait en question l’avenir de l’OTAN et provoquerait une profonde fracture au sein de l’Union européenne.
Portnikov met également en garde contre un affaiblissement progressif de l’unité occidentale et une intensification des relations entre les États-Unis et la Chine. Pékin, selon lui, profitera des tensions mondiales pour renforcer sa position dans la région. Il anticipe que Xi Jinping pourrait utiliser Taïwan comme un outil de pression et de chantage contre les États-Unis, en particulier dans le contexte de la campagne électorale américaine.
L’analyste prédit que Donald Trump, s’il est candidat, mènera une campagne axée sur un dilemme : “Les républicains ou la destitution”. Il estime qu’une destitution, bien que peu probable en raison du manque de majorité au Sénat, constituerait déjà un facteur déstabilisateur.
Une victoire démocrate, selon Portnikov, transformerait Trump en un “canard boiteux” avant 2028 et ouvrirait une période d’incertitude quant à son successeur, tant pour les républicains que pour les démocrates. Il conclut que 2026 sera une année d’incertitude politique et économique, potentiellement marquée par des catastrophes.
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