Des incendies de tourbières à Bornéo libèrent des stocks de carbone et propagent un smog toxique en Asie du Sud-Est, entraînant plus de 50 000 cas d’infections respiratoires entre juillet et août, selon le ministère de la Santé indonésien.
Des bombes climatiques prêtes à exploser sous la surface
Les feux de forêt et de terres en Indonésie menacent de libérer d’immenses quantités de carbone fossilisé. Ils agissent comme de véritables bombes climatiques.
Cette situation engendre une crise sanitaire d’envergure régionale à travers l’Asie du Sud-Est.
Plus de 50 000 infections respiratoires recensées en deux mois
La dégradation de la qualité de l’air pèse lourdement sur la population locale. Elle frappe en particulier les plus vulnérables.
Entre les mois de juillet et d’août, les services officiels ont recensé des dizaines de milliers d’atteintes à la santé publique en raison des fumées persistantes.
Les enfants de moins de cinq ans lourdement frappés
Selon le ministère de la Santé indonésien, relayé par la BBC, plus de 50 000 cas d’infections respiratoires ont été enregistrés au cours de cette période à cause des feux de terres et de forêt. Parmi les personnes touchées, le bilan s’avère particulièrement alarmant pour les jeunes enfants.
Toujours selon le ministère, plus de 12 000 de ces cas concernaient des enfants âgés de moins de cinq ans. Tous ont été exposés aux fumées toxiques qui traversent la région.
L’engagement périlleux des pompiers volontaires à Banjarbaru
Dans les zones touchées, notamment à Banjarbaru, des équipes de citoyens se mobilisent. Ils prêtent main-forte pour tenter de maîtriser les foyers qui consument les tourbières.
Ces volontaires prennent d’importants risques personnels. Leur mission : désamorcer ces réserves de carbone accumulées sous la surface de la terre depuis des siècles.
Un smog toxique qui asphyxie l’Asie du Sud-Est
La combustion de ces sols tourbeux à Bornéo libère des volumes considérables de gaz à effet de serre dans l’atmosphère.

Elle engendre aussi ce smog dense qui asphyxie les habitants des pays voisins en Asie du Sud-Est. L’action de ces équipes de terrain demeure l’un des rares remparts contre la propagation de ces désastres environnementaux invisibles mais dévastateurs.