Home NouvellesIntimidation au Nevada : réduction de 14 % de la violence scolaire et de la cyberintimidation

Intimidation au Nevada : réduction de 14 % de la violence scolaire et de la cyberintimidation

by Nicolas Lefèvre

Las Vegas, Nevada – Une baisse significative des incidents de harcèlement et de cyberharcèlement est observée dans les écoles du Nevada, signe d’une amélioration notable du climat scolaire. Les chiffres publiés par le ministère de l’Éducation révèlent une diminution de près de 14 % des cas de harcèlement signalés et de 20 % des cas de cyberharcèlement pour l’année scolaire 2024-2025.

La réduction la plus marquée concerne les expulsions liées à ces incidents, qui ont chuté de 32 %. Ces résultats positifs sont attribués, en partie, à une nouvelle loi de l’État mise en œuvre cette année, qui impose aux directeurs d’école une évaluation immédiate de toute plainte pour harcèlement, qu’elle concerne l’environnement scolaire ou les plateformes numériques.

Le protocole mis en place est rigoureux et comprend des entretiens approfondis avec les parties concernées et les témoins, la mise en œuvre de plans de sécurité pour protéger les victimes, et la possibilité de transférer l’agresseur dans un autre établissement afin de garantir la sécurité de la victime.

Selon le psychologue clinicien Sergio Varón, cette amélioration est également le fruit d’un changement de mentalité au sein des familles : « Pour moi, cela représente directement une bonne action de la part des parents… nous avons la grande responsabilité en tant que parents d’éduquer nos enfants dans le respect, la tolérance et l’acceptation. »

Malgré ces progrès, la vigilance reste de mise. Margarita Rojas, psychologue des services de santé mentale Fuente de Vida, souligne l’importance pour les parents d’être attentifs aux changements de comportement de leurs enfants. « Il est très important de reconnaître les signes… s’ils commencent soudainement à avoir des pleurs excessifs, ou s’ils s’isolent, ou s’ils étaient excités à l’idée d’aller à l’école et maintenant ils ne veulent plus », explique-t-elle. Le comportement, selon la spécialiste, est souvent le moyen par lequel les enfants expriment leur mal-être.

L’analyse clinique offre une perspective nuancée sur le profil de l’agresseur. Sergio Varón estime que l’enfant qui harcèle est souvent lui-même victime d’un environnement hostile : « L’enfant qui intimide est un enfant qui a été violé… les deux parties peuvent être guéries si l’on s’attaque à la racine du problème. » Il insiste sur le fait que l’agresseur, tout comme la victime, souffre.

Le district scolaire du comté de Clark (CCSD) a traité plus de 8 000 plaintes pour harcèlement et 870 plaintes pour cyberharcèlement, malgré la diminution globale des incidents. Le district continue de promouvoir l’utilisation de Voix sûre (SafeVoice), un programme de signalement anonyme accessible 24 heures sur 24. Ce système permet de signaler non seulement le harcèlement, mais également les menaces de violence, les idées suicidaires et toute autre préoccupation concernant la sécurité des élèves. Les signalements sont transmis directement aux écoles pour une enquête formelle et l’application des sanctions appropriées.

You may also like

Leave a Comment