Home MondeQuels seront les points forts de l’éducation en Asie en 2025 ?

Quels seront les points forts de l’éducation en Asie en 2025 ?

by Clara Dubois

L’Asie redessine la carte de l’enseignement supérieur en 2025, privilégiant la coopération régionale et l’attractivité internationale pour contrer la domination traditionnelle des États-Unis et d’Europe. Des initiatives ambitieuses et des changements de stratégie témoignent d’une volonté affirmée de devenir un pôle éducatif mondial.

La coopération au sein de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (ASEAN) s’est intensifiée cette année, notamment dans l’enseignement supérieur. Le Forum et Salon des universités de l’ASEAN 2025 a débouché sur la signature de plus de 10 accords de coopération entre établissements de la région. Des plateformes comme l’ASEAN GEMS (Global Exchange Mobility for Students) et le Programme de mobilité étudiante de l’ASEAN visent à créer un espace éducatif commun, où la mobilité étudiante et l’enseignement transnational (ETN) jouent un rôle central.

Cette dynamique s’inscrit dans une stratégie plus large visant à renforcer la compétitivité de l’Asie et à retenir les talents au sein de la région. Les « tigres asiatiques » – Hong Kong, Taïwan, la Corée du Sud et Singapour – sont en première ligne de cette tendance. Hong Kong, en particulier, diversifie ses sources d’étudiants, en ciblant des marchés émergents comme l’Inde, le Nigéria et l’Indonésie, réduisant ainsi sa dépendance aux pays traditionnels.

Un changement notable est la diminution de l’intérêt des étudiants chinois pour les universités américaines. Des préoccupations politiques, des avertissements concernant la sécurité et un durcissement des politiques de visa les incitent à se tourner vers le Royaume-Uni, l’Australie, la Nouvelle-Zélande ou des destinations plus proches en Asie. Cette évolution oblige les universités occidentales à revoir leurs stratégies de recrutement, la Chine ne constituant plus une source d’étudiants aussi facile d’accès.

La Malaisie se positionne comme une destination particulièrement attractive, enregistrant une augmentation de 26 % des candidatures au cours des deux dernières années. Le pays ambitionne d’accueillir 250 000 étudiants internationaux d’ici 2030, grâce à son coût de la vie abordable, son environnement multiculturel et son enseignement en anglais. Elle attire notamment des étudiants de Chine, d’Inde et d’Asie du Sud.

Parallèlement, la Chine investit massivement dans l’ETN, avec l’objectif ambitieux de porter le nombre d’étudiants internationaux de 800 000 à 8 millions d’ici dix ans. L’assouplissement des réglementations, la diversification des modèles de formation et le renforcement de la coopération avec des partenaires comme l’Australie témoignent de cette ambition.

Le Japon et la Corée du Sud continuent également d’attirer les étudiants et les chercheurs. Le Japon a simplifié ses critères d’admission et investi dans la recherche pour atteindre son objectif de 400 000 étudiants internationaux d’ici 2033. La Corée du Sud a quant à elle dépassé le seuil des 300 000 étudiants internationaux, avec le Vietnam comme principal pays d’origine.

Le Vietnam, enfin, se distingue par une stratégie de plus en plus affirmée en matière d’éducation internationale, visant à augmenter la part des étudiants étrangers, à améliorer le classement de ses universités et à renforcer la coopération internationale.

Chiffres clés

  • Malaisie : Augmentation de 26 % des candidatures d’étudiants internationaux sur les deux dernières années.
  • Chine : Objectif de passer de 800 000 à 8 millions d’étudiants internationaux d’ici 10 ans.
  • Japon : Objectif de 400 000 étudiants internationaux d’ici 2033.
  • Corée du Sud : Dépassement de l’objectif de 300 000 étudiants internationaux, deux ans avant la date prévue.

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