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Iran nie acceptation inspections nucléaires, Trump affirme

Le mercredi 24 juin 2026, les négociations entre Washington et Téhéran sont marquées par des déclarations contradictoires sur le nucléaire et le contrôle maritime. Tandis que Donald Trump revendique un accord sur les inspections, l'Iran dément toute concession,…

Divergences majeures sur les inspections nucléaires

Le mercredi 24 juin 2026, les négociations entre Washington et Téhéran sont marquées par des déclarations contradictoires sur le nucléaire et le contrôle maritime. Tandis que Donald Trump revendique un accord sur les inspections, l’Iran dément toute concession, menaçant la stabilité du protocole de paix signé la semaine dernière.

Divergences majeures sur les inspections nucléaires

Divergences majeures sur les inspections nucléaires
Photo: L'Express
Un fossé s’est creusé entre les deux puissances concernant l’accès de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) aux installations iraniennes. Le président américain, via sa plateforme Truth Social, a affirmé que l’Iran avait « pleinement et totalement accepté des inspections nucléaires du plus haut niveau pour une longue durée (l’éternité ! ! !) ». Selon lui, cette avancée est la condition sine qua non de la discussion actuelle. « S’ils n’avaient pas accepté cela, il n’y aurait plus aucune négociation ! »
Donald Trump, via Truth Social Pourtant, cette version est formellement rejetée par Téhéran. Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmail Baqhaei, a précisé qu’« il n’existe tout simplement aucune procédure établie à ce sujet », tout en insistant sur le respect des « procédures standards, déjà bien définies et transparentes ». Comme l’indique L’Express, ces versions opposées jettent un doute sérieux sur la réussite du processus de paix entamé en Suisse, où l’équipe américaine est dirigée par le vice-président J.D. Vance. L’enjeu est de taille : Téhéran refuse d’ouvrir ses principaux sites nucléaires, récemment bombardés par Israël et les États-Unis, invoquant des impératifs de sécurité. Cette impasse laisse planer une incertitude totale sur l’état réel des stocks d’uranium hautement enrichi de la République islamique.

Souveraineté et contrôle du détroit d’Ormuz

Souveraineté et contrôle du détroit d'Ormuz
Photo: La Croix
La gestion du détroit d’Ormuz, point de passage de 20 % du pétrole et du GNL mondial, constitue le second point de friction. Le protocole signé la semaine dernière prévoit la réouverture de cette voie maritime, mais les modalités de son administration font l’objet d’une bataille diplomatique. D’un côté, Washington refuse toute forme de taxation sur ce passage. Marco Rubio, arrivé à Abou Dhabi pour une tournée dans le Golfe, a réaffirmé que les États-Unis « n’accepteront pas » l’instauration de droits de passage. Le président Trump a également assuré, lors du dernier sommet du G7, que le détroit resterait « exempt de péage » sur le long terme. De l’autre côté, l’Iran et Oman affichent une position de souveraineté. Selon Sud Ouest, les deux pays ont annoncé qu’ils allaient étudier les « coûts » des services liés à l’administration du détroit.
  • Impact économique : Le cours du baril de Brent est tombé à 76,58 dollars, contre plus de 126 dollars lors du pic du conflit.
  • Urgence humanitaire maritime : L’Organisation maritime internationale (OMI) a lancé un plan d’évacuation pour plus de 11 000 marins bloqués dans la région.
  • Mesures américaines : Washington a autorisé toutes les transactions liées aux hydrocarbures iraniens jusqu’au 21 août.

Le débat sur l’usage des fonds débloqués

Trump Insists Iran Has Agreed to Nuclear Inspections
La question de l’utilisation des 12 premiers milliards de dollars d’avoirs iraniens débloqués crée également une confusion diplomatique. L’administration Trump soutient que ces fonds sont placés sous séquestre et contrôlés par les États-Unis pour garantir qu’ils servent exclusivement à l’achat de nourriture et de fournitures médicales provenant des États-Unis. Cette vision est contestée par les autorités monétaires de Téhéran. Abdolnaser Hemmati, gouverneur de la banque centrale iranienne, a précisé dans un message vidéo que si les fonds serviraient à acheter des biens de première nécessité, « il n’y a aucune obligation d’acheter aux États-Unis ». Comme le rapporte La Croix, cette divergence sur la liberté d’utilisation des ressources souligne la méfiance qui persiste entre les négociateurs, malgré la volonté affichée de mettre fin à une guerre qui a fait des milliers de victimes.

La mission de sécurisation de Marco Rubio

Parallèlement aux discussions techniques en Suisse, le secrétaire d’État Marco Rubio mène une tournée diplomatique cruciale pour rassurer les alliés américains du Golfe. Après son arrivée à Abou Dhabi, il doit se rendre au Koweït, puis à Bahreïn pour une réunion du Conseil de coopération du Golfe. L’objectif est de stabiliser des partenaires régionaux qui ont subi des frappes de missiles et de drones iraniens durant le conflit. Selon les informations de Sudinfo, Rubio cherche à démontrer que le protocole de paix ne se fera pas au détriment de la sécurité de ces États. Cette période de transition est toutefois marquée par une instabilité persistante. Au Liban, le Hezbollah a dénoncé une violation du cessez-le-feu suite à des tirs israéliens, tandis qu’en Israël, un contingent militaire marocain est arrivé le 18 juin pour intégrer la Force internationale de stabilisation (ISF) destinée à Gaza.

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La mission de sécurisation de Marco Rubio
Photo: Sud Ouest

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À propos de l’auteur: Clara Dubois

Clara Dubois suit l’actualité internationale, les affaires diplomatiques et les grands équilibres géopolitiques. Son travail met l’accent sur le contexte, les faits vérifiables et les conséquences concrètes des événements mondiaux.