Publié le 24 septembre 2025 à 18h35. Un attentat à la bombe revendiqué par un individu vénézuélien a frappé Georgetown, la capitale de la Guyane, faisant une victime collégiale et exacerbant les tensions frontalières avec le Venezuela.
- Un attentat à l’explosif à Georgetown a coûté la vie à une fillette de six ans et blessé plusieurs personnes.
- Le président guyanais Irfaan Ali dénonce un acte de terrorisme et promet une enquête approfondie.
- Cet incident survient dans un contexte de litige territorial de longue date entre la Guyane et le Venezuela concernant la région d’Essequibo.
Le président de la Guyane, Irfaan Ali, a qualifié l’attaque de « terrorisme », soulignant sa volonté de déstabiliser le pays. L’incident s’est produit dimanche dernier dans une station-service Mobil de Georgetown, causant la mort tragique d’une enfant de six ans et des blessures à plusieurs autres personnes.
Selon les premières investigations, l’agresseur, un ressortissant vénézuélien présumé membre du groupe « R » Sindicato, serait entré illégalement sur le territoire guyanais le jour même de l’attaque. Les autorités guyanaises envisagent de le poursuivre pour terrorisme, un crime passible de la peine de mort, ainsi que pour meurtre, tentative de meurtre, incendie criminel et dégradation intentionnelle de biens.
« Cet attentat présente toutes les caractéristiques du terrorisme. C’était une tentative de semer la peur et le chaos, de déstabiliser et de créer des tensions. »
Irfaan Ali, président de la Guyane
Le gouvernement guyanais a annoncé le renforcement des mesures de surveillance, de contrôle et d’application de la loi afin de garantir le respect des lois par les étrangers et de préserver la paix intérieure. Cependant, le président Ali a appelé à la prudence, insistant sur le fait qu’il ne faut pas généraliser et stigmatiser l’ensemble de la communauté étrangère vivant et travaillant en Guyane.
« La haine n’est pas la réponse à la haine. La peur ne doit pas guider notre politique nationale. »
Irfaan Ali, président de la Guyane
Cet attentat intervient dans un contexte de tensions persistantes entre la Guyane et le Venezuela concernant la région d’Essequibo, riche en pétrole et en ressources naturelles. Le Venezuela revendique cette région, administrée par Georgetown, et a organisé un référendum controversé en 2023 pour tenter de l’annexer, ainsi qu’élu un gouverneur pour ce territoire, actions qui ont exacerbé les tensions. La Cour internationale de Justice est actuellement saisie du différend frontalier entre les deux pays.
La Police de Guyane et le ministère de l’Intérieur poursuivent leurs investigations pour déterminer les motivations exactes de l’attaque.
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