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Israël confirme l’identité de deux otages décédés à Gaza

by Clara Dubois

Publié le 30 octobre 2025 à 21h37. Le Hamas a restitué les corps de deux otages israéliens décédés, Amiram Cooper et Sahar Baruch, tandis que la fragile trêve à Gaza est menacée par une escalade des tensions et des frappes israéliennes.

  • Le Hamas a remis les corps d’Amiram Cooper et Sahar Baruch à Israël après une identification formelle.
  • Israël accuse le Hamas de ralentir la restitution des corps des otages restants, ce que le Hamas justifie par les difficultés de recherche dans la bande de Gaza.
  • Les familles des otages décédés craignent de ne jamais pouvoir récupérer les restes de leurs proches, tandis que des milliers de Palestiniens sont toujours portés disparus sous les décombres.

La remise des corps de ces deux otages s’inscrit dans le cadre d’un accord de cessez-le-feu qui prévoyait la libération de tous les otages vivants détenus par le Hamas en échange de près de 2 000 prisonniers palestiniens et de la retraite des troupes israéliennes de Gaza. Le Hamas s’était également engagé à restituer les dépouilles des 28 otages décédés en captivité, en contrepartie de la libération de 360 militants palestiniens incarcérés. Jusqu’à ce jeudi, 15 corps avaient déjà été remis.

Les familles des victimes, dévastées, attendent avec angoisse de pouvoir organiser des funérailles dignes. Sahar Baruch, 26 ans, et Amiram Cooper, 61 ans, avaient été enlevés le 7 octobre lors de l’attaque du Hamas contre Israël. Des témoignages poignants ont circulé sur les réseaux sociaux, notamment celui de proches exprimant leur chagrin et leur espoir de retrouver un semblant de paix. Un message poignant rend hommage à Sahar Baruch, décédée après 775 jours de captivité. Un autre témoignage relate le sort d’Amiram Cooper, décédé en captivité après la libération de sa femme, Nurit.

La situation reste extrêmement fragile. Israël a accusé le Hamas de ne pas respecter ses engagements en matière de restitution des corps, tandis que le Hamas invoque les difficultés logistiques liées aux destructions massives à Gaza. Le différend sur ce point délicat complique les efforts de médiation, notamment ceux menés par l’administration américaine, pour parvenir à une fin durable du conflit.

L’escalade récente des violences, avec des frappes israéliennes en représailles à une attaque palestinienne ayant fait un mort, a fait 104 victimes parmi les Palestiniens, dont 46 enfants et 20 femmes, selon le ministère de la Santé de Gaza. Israël affirme avoir ciblé des infrastructures et des militants du Hamas. Des témoins rapportent des frappes aériennes dans les zones à l’est de Khan Younis et des bombardements de chars près de la ville de Gaza.

La population de Gaza vit dans la crainte d’une reprise des hostilités. « Nous avons peur qu’une autre guerre éclate, parce que nous ne voulons pas d’une guerre. Nous avons souffert de déplacements pendant deux ans. Nous ne savons pas où aller ni où venir », a déclaré Fathi Al-Najjar, un déplacé à Khan Younis. Les conditions de vie des déplacés sont précaires, avec des difficultés d’accès à l’eau et à la nourriture, comme le montrent les images de familles préparant leurs repas avec des fours à bois rudimentaires dans des camps de tentes.

La guerre a forcé la majorité des plus de deux millions d’habitants de Gaza à se déplacer, souvent à plusieurs reprises. Beaucoup hésitent à retourner chez eux, craignant de nouveaux déplacements et une insécurité persistante.

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