Publié le 30 octobre 2024 19h30. Un projet de construction d’une usine de biogaz à grande échelle dans le nord du comté de Tipperary suscite de vives inquiétudes parmi les habitants, qui se sont réunis en nombre à Toomevara pour une réunion publique organisée par l’initiateur du projet.
- Plus de 200 personnes ont participé à la réunion publique pour discuter du projet d’usine de biogaz.
- Le projet, porté par l’ancien président de l’IFA Tim Cullinan, prévoit de traiter 200 000 tonnes de déchets organiques par an.
- Des inquiétudes ont été exprimées concernant l’impact du projet sur l’infrastructure routière locale, les eaux souterraines et la rivière Ollatrim.
La salle paroissiale de Toomevara a été le théâtre d’une réunion animée où résidents, entrepreneurs, représentants d’associations locales et élus se sont rassemblés pour entendre la présentation du projet et poser leurs questions. À l’origine de cette initiative, Tim Cullinan, éleveur porcin depuis 45 ans, a expliqué que l’usine de biogaz serait conçue pour traiter « 200 000 tonnes de sous-produits agricoles et agroalimentaires de la région, avec un minimum de nuisances pour les riverains ». Selon lui, le volume de gaz produit pourrait suffire à alimenter jusqu’à 9 000 foyers en chauffage.
Bien que le permis de construire n’ait pas encore été déposé, M. Cullinan a précisé que le projet était actuellement à un stade préliminaire d’étude auprès de l’An Coimisiún Pleanála (Commission de planification).
Les inquiétudes exprimées par les habitants se concentrent notamment sur l’ampleur et l’emplacement de l’usine. Henry Mooney, président du Ballymackey Biogas Concern Group, a souligné que le développement, situé à proximité du village de Ballymackey, serait l’un des plus importants du pays en termes de capacité de traitement (200 000 tonnes de déchets par an). Il a ajouté que, si le groupe soutient pleinement la transition vers les énergies renouvelables, ce projet particulier soulève « de sérieuses préoccupations qui ne sont pas suffisamment prises en compte par la réglementation actuelle ». Le groupe s’interroge également sur les pouvoirs de contrôle de l’Agence de protection de l’environnement (EPA).
L’impact potentiel sur l’infrastructure routière locale a été un point central des discussions. Les participants ont exprimé leur crainte que les routes étroites environnantes ne soient pas adaptées au passage d’un trafic de poids lourds important. Des inquiétudes ont également été soulevées concernant les risques de pollution des eaux souterraines et de la rivière Ollatrim.
Le député Alan Kelly, présent à la réunion, a critiqué le manque de cadre national clair concernant l’utilisation du biométhane, malgré l’existence d’un comité dédié depuis un certain temps. Il a insisté sur la nécessité d’établir des directives de planification précises avant d’autoriser tout nouveau projet de ce type.
