Publié le 18 janvier 2026 à 02h23. Israël exprime de sérieuses réserves quant à la composition du Conseil de paix pour Gaza annoncé par Donald Trump, notamment concernant la présence de représentants turcs et qataris, tandis que l’initiative américaine prend forme avec l’invitation de plusieurs dirigeants mondiaux.
- Israël conteste la composition du comité exécutif du Conseil de paix pour Gaza, dénonçant un manque de coordination et une divergence avec sa politique.
- La Turquie et le Qatar, dont les représentants siègent au comité, entretiennent des relations tendues avec Israël, notamment en raison de leur soutien au Hamas.
- Le Conseil de paix, initié par Donald Trump, vise à conseiller un comité palestinien chargé de l’administration provisoire de Gaza dans le cadre d’un plan de paix plus large.
Israël a officiellement exprimé ses préoccupations concernant la composition du Conseil de paix pour Gaza, une initiative lancée par l’ancien président américain Donald Trump. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a remis en question l’élection des membres du comité exécutif de cet organe, sans toutefois remettre en cause l’ensemble de la structure du Conseil. Selon un communiqué du bureau de Netanyahu, cette composition n’a pas été coordonnée avec Israël et contrevient à sa politique.
Les tensions portent notamment sur la présence de Hakan Fidan, ministre turc des Affaires étrangères, et d’un haut responsable qatari au sein du comité. Les relations entre Israël et la Turquie se sont considérablement détériorées depuis le début de la guerre déclenchée le 7 octobre 2023 par l’attaque du Hamas, organisation considérée comme terroriste par l’Union européenne et plusieurs pays. La Turquie soutient ouvertement le Hamas et dénonce ce qu’elle qualifie de « génocide » à Gaza.
Le Qatar, émirat du Golfe qui abrite la direction du Hamas en exil, est également lié à Israël par un scandale de corruption impliquant l’entourage de Netanyahu. De plus, le pays a été la cible de bombardements israéliens en septembre dernier.
Le groupe palestinien Jihad islamique a également critiqué la composition du Conseil de paix, estimant qu’elle est biaisée en faveur d’Israël.
« Nous avons été surpris par la composition du soi-disant ‘Conseil de paix’ et par les noms annoncés, choisis selon les critères israéliens et qui servent les intérêts de l’occupation. »
Mouvement Jihad islamique
Parallèlement, le Conseil de paix prend forme avec l’invitation de plusieurs dirigeants à rejoindre l’instance. Les présidents égyptien, argentin, canadien et paraguayen ont été sollicités, rejoignant ainsi le secrétaire d’État américain Marco Rubio, l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair, ainsi que les négociateurs Jared Kushner et Steve Witkoff. Donald Trump s’est d’ailleurs déclaré président de cet organisme.
Le Canada a indiqué qu’un haut conseiller du Premier ministre, Mark Carney, envisageait d’accepter l’invitation de Trump. En Turquie, un porte-parole du président Recep Tayyip Erdogan a affirmé que le pays avait été invité à devenir « membre fondateur ». Le Caire, quant à lui, « étudie » la demande d’adhésion du président Abdel Fattah al-Sisi. Le président argentin Javier Milei a exprimé son enthousiasme sur le réseau social X, qualifiant sa participation d’« honneur ». Publication de Javier Milei sur X Le président paraguayen Santiago Peña a également déclaré assumer cette responsabilité « avec honneur ».
Tony Blair, dont le rôle dans l’invasion de l’Irak en 2003 reste controversé, a déclaré dans un communiqué :
« Je remercie le président Trump pour son leadership dans la création du Conseil de paix et je suis honoré d’avoir été nommé à son conseil d’administration. »
Tony Blair, ancien Premier ministre britannique
La Maison Blanche a précisé que le Conseil de paix se concentrera sur des questions telles que le renforcement de la gouvernance, les relations régionales, la reconstruction, l’attraction des investissements et le financement à grande échelle. D’autres membres du conseil incluent Ajay Banga, président de la Banque mondiale, Marc Rowan, un financier américain, et Robert Gabriel, un collaborateur de Trump au sein du Conseil de sécurité nationale des États-Unis.
Les États-Unis ont annoncé que le plan pour Gaza était entré dans une deuxième phase, axée sur la mise en œuvre du cessez-le-feu et le désarmement du Hamas. Donald Trump a exprimé son ambition de transformer Gaza en une zone touristique de style Riviera, tout en se distançant des appels à une expulsion forcée de la population palestinienne.
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