Une collision frontale à Belgrade, survenue dans la nuit du 26 octobre, a coûté la vie à une famille de trois personnes. Le conducteur responsable, interpellé sur place, était sous l’influence de l’alcool et de stupéfiants, relançant le débat sur la nécessité d’une législation plus sévère en matière de sécurité routière.
L’accident s’est produit vers 0h45 à Nouveau Belgrade. Selon les premiers éléments de l’enquête, une voiture a franchi un feu rouge et est entrée en collision avec un autre véhicule. Les trois occupants de ce dernier, une famille, sont décédés sur le coup.
Le conducteur de la voiture responsable, un citoyen bosnien identifié par ses initiales N.Đ., présentait un taux d’alcoolémie de 1,17 pour mille, ainsi que des traces de cannabis dans son sang. Il doit être présenté au parquet de Belgrade dans le cadre d’une procédure accélérée.
Le passager de la voiture, également de nationalité bosnienne (JP), est grièvement blessé et hospitalisé aux urgences. Son taux d’alcoolémie s’élève à environ un pour mille. Les médecins ont diagnostiqué une hémorragie interne potentiellement mortelle.
Une enquête est en cours pour déterminer les circonstances exactes de l’accident. Les autorités examinent les images de vidéosurveillance et procèdent à une analyse de la circulation et de l’ingénierie routière du lieu.
Mirko Koković, directeur adjoint de l’Agence de sécurité routière (ABS), a déclaré que cet accident était « la goutte d’eau qui fait déborder le vase ». Il a souligné que le conducteur était non seulement en état d’ébriété, mais également sous l’influence de substances psychoactives.
« Un moment d’insouciance, d’arrogance et d’ivresse a anéanti toute une famille », a déclaré M. Koković sur la chaîne The First TV. « Décider de prendre le volant dans un tel état n’est pas une erreur, mais une décision consciente de faire du mal aux autres et à soi-même. Ce n’est pas simplement une infraction routière. »
Selon la législation actuelle, le conducteur risque une peine maximale de 15 ans de prison. M. Koković estime toutefois qu’avec une application souple de la loi, il pourrait être de nouveau au volant dans dix ans. Il a cité l’exemple de la Grèce, où la conduite sous l’influence de l’alcool est passible d’une amende de 4 000 euros (environ 4 300 dollars américains), d’une interdiction de conduire de dix ans et de cinq ans de prison. En cas d’accident mortel, la peine peut aller jusqu’à 40 ans de prison.
« La répression et la prévention sont essentielles pour améliorer la sécurité routière », a insisté M. Koković. « La loi que nous attendons doit être beaucoup plus stricte si nous voulons réduire le nombre de victimes sur nos routes. » Il a précisé que le ministère de l’Intérieur a sanctionné 1,5 million de conducteurs l’année dernière, dont 50 000 pour conduite en état d’ivresse et 10 000 pour refus de subir un test d’alcoolémie.
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