Publié le 6 octobre 2024 à 08h53. Une infirmière britannique de 26 ans a subi une amputation de la jambe après avoir été diagnostiquée avec un sarcome des cellules fusiformes, une forme rare de cancer osseux. Elle partage son histoire pour sensibiliser aux symptômes et encourager un diagnostic précoce.
- Sophie Fay, infirmière en soins intensifs, a vu sa jambe droite enflée et douloureuse avant de découvrir un cancer rare.
- L’amputation au-dessus du genou était la seule option pour sauver sa vie, selon les médecins.
- Elle témoigne pour sensibiliser au cancer des os et souligner l’importance d’une prise en charge rapide.
Sophie Fay, 26 ans, originaire du Merseyside, a été confrontée à un défi de vie majeur après avoir ressenti des douleurs derrière le genou droit en mars 2024. Initialement attribuée à une tension musculaire suite au début d’un programme d’entraînement physique, la douleur s’est progressivement intensifiée. Au fil des mois, son mollet est devenu visiblement enflé et chaud au toucher, alertant ses collègues de travail.
Après des examens médicaux initiaux qui ont évoqué un possible caillot sanguin ou un problème musculaire, Sophie a insisté pour des investigations plus approfondies, notamment face à une différence de taille significative entre ses deux mollets – une jambe mesurant six centimètres de plus que l’autre. Une IRM réalisée en novembre 2024 a révélé la présence d’une tumeur substantielle occupant l’intégralité de son mollet. Le diagnostic a confirmé un sarcome des cellules fusiformes, une tumeur rare des tissus mous.
Compte tenu de l’encerclement complet des vaisseaux sanguins et des nerfs par la tumeur, l’amputation au-dessus du genou s’est avérée être la seule option thérapeutique viable. Sophie a subi l’intervention chirurgicale en décembre 2024 et s’adapte actuellement à la vie avec une prothèse. Elle décrit le processus de réadaptation comme “très difficile”, mais reste déterminée à retrouver une vie normale.
Sophie partage son expérience dans le cadre de la Semaine de sensibilisation au cancer des os, organisée par le Bone Cancer Research Trust, du 6 au 12 octobre. L’objectif est de sensibiliser le public aux symptômes du cancer des os et d’éviter que d’autres personnes ne soient négligées par le système de santé.
« Ce fut un choc massif, mais c’était la meilleure chance de vivre une vie normale par la suite. Passer en mode de survie m’a aidé à accepter le diagnostic et à rester positive pendant la période de récupération. »
Sophie Fay, infirmière
Sophie souligne l’importance d’une écoute attentive des signaux d’alerte et d’une prise en charge rapide. Elle explique qu’il est facile de minimiser des douleurs musculaires, mais qu’il est crucial de consulter un médecin en cas de symptômes persistants ou inhabituels.
Elle ajoute :
« Si le partage de mon histoire signifie que le cancer des os est plus souvent évoqué dans le domaine de la santé, c’est l’essentiel. Je ne reproche rien à personne, mais il était facile de penser que j’avais simplement tiré un muscle en faisant de l’exercice – c’est même ce que j’ai pensé au début. »
Sophie Fay, infirmière
Sophie effectue désormais des examens de contrôle tous les trois mois pendant les deux prochaines années pour surveiller tout signe de récidive. Elle a repris le travail dans un rôle non clinique et constate qu’elle est devenue plus sensible émotionnellement après son expérience.
Pour en savoir plus sur le cancer des os et le travail du Bone Cancer Research Trust, consultez leur site web.
