Publié le 11 janvier 2026 à 17h08. Une jeune femme de 27 ans a subi une grave fracture du cou lors d’une séance d’entraînement dans une salle de sport de Moss, en Norvège, après la rupture d’un câble. L’incident soulève des questions sur la sécurité des équipements et la protection des consommateurs dans les salles de sport.
- Marie Veland, 27 ans, a été grièvement blessée lorsque le câble d’un appareil de musculation s’est rompu.
- Le Conseil des consommateurs norvégien met en garde contre un vide juridique concernant les droits des utilisateurs dans les salles de sport.
- La direction de la salle de sport reconnaît sa responsabilité mais souligne la rareté de tels accidents.
L’accident s’est produit la semaine dernière au centre de remise en forme Sporty à Moss. Marie Veland s’entraînait sur un appareil à câble pour les abdominaux lorsque le câble a cédé, la frappant au niveau du cou.
« J’ai juste entendu un fort claquement et je n’ai pas tout de suite compris ce qui s’était passé. »
Marie Veland, victime
Selon son témoignage, un morceau de métal fixé au câble l’a heurtée. Elle a immédiatement craint une fracture de la colonne vertébrale.

Sissal Bjerke Hansen, la directrice du centre Sporty de Moss, confirme l’incident. Elle explique que le câble s’est rompu au niveau de la fixation et regrette les conséquences.
Crainte de paralysie
Marie Veland, infirmière de profession, a immédiatement réalisé la gravité de la situation en tombant.
« J’ai probablement dit à voix haute : “OK, je crois que je me suis cassé le cou”. En tant qu’infirmière, j’ai tout de suite pensé au pire : “Oh non, je pourrais être paralysée” et voir ma vie gâchée. »
Marie Veland, victime
Les examens à l’hôpital ont confirmé une fracture instable d’une vertèbre cervicale supérieure. Marie Veland décrit cette découverte comme le pire scénario possible.
L’histoire de Marie Veland a été initialement rapportée par Moss Avis.

« Nous assumons l’entière responsabilité »
Marie Veland s’entraîne au centre Sporty depuis 2017 et s’interroge sur la maintenance des équipements. Elle estime que les clients ne devraient pas avoir à vérifier la sécurité des appareils.

« Je pense que quand je paie pour une salle de sport, tout est en ordre. Je ne devrais pas avoir à vérifier l’équipement. »
Marie Veland, victime
Elle rapporte avoir constaté des signes d’usure sur d’autres appareils par le passé.
La directrice du centre, Sissal Bjerke Hansen, précise que l’équipement a été inspecté avant Noël et que des techniciens ont effectué une maintenance en novembre et décembre.
Thomas Iversen, avocat spécialisé en droit de la consommation au Conseil des consommateurs, explique que les salles de sport se situent dans une zone grise juridique. Il souligne que les droits des consommateurs sont moins importants dans ce contexte que lors d’un achat classique.
« La salle de sport est à bien des égards une “zone un peu plus vide” que d’autres endroits. »
Thomas Iversen, avocat spécialisé en droit de la consommation
Il fait référence à une décision antérieure de la Cour suprême concernant un accident de vélo spinning, où la responsabilité a été attribuée à l’utilisateur en raison des « risques de la vie quotidienne ».
Malgré ce contexte juridique, Sissal Bjerke Hansen insiste sur la responsabilité de Sporty Moss.
« Nous avons l’entière responsabilité de garantir que l’équipement est sûr et en bon état. »
Sissal Bjerke Hansen, directrice du centre Sporty Moss
Elle ajoute que l’appareil défectueux a été mis hors service et qu’une inspection complète de tous les équipements est en cours.
Marie Veland a porté plainte auprès de la police. Elle exprime son amertume et espère que son expérience permettra d’améliorer la sécurité dans les salles de sport. Son rêve de participer à une compétition de fitness est désormais suspendu, mais elle reste déterminée à reprendre l’entraînement dès que possible.
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