Publié le 15 octobre 2025 06:11:00. Les voyageurs britanniques, ainsi que ceux venant des États-Unis, du Canada, de l’Australie et d’autres pays tiers, sont désormais soumis aux nouvelles règles européennes d’enregistrement des entrées et sorties, impliquant la collecte de données biométriques. Ce système, en déploiement progressif, vise à renforcer la sécurité aux frontières et à lutter contre la criminalité.
- Le système d’entrée-sortie (SEE) de l’Union européenne collecte les empreintes digitales et les données biométriques faciales des voyageurs de pays tiers.
- Le déploiement du SEE est progressif, s’étalant du 12 octobre 2025 au 9 avril 2026, avec une période initiale où les contrôles ne sont pas systématiques.
- Les citoyens européens ne sont pas concernés par ces nouvelles formalités et bénéficieront de voies dédiées aux frontières.
Les voyageurs britanniques, américains, canadiens, australiens et d’autres ressortissants de pays tiers se rendant dans l’espace Schengen devront désormais se conformer aux exigences du nouveau système d’entrée-sortie (SEE) de l’Union européenne. Ce dispositif, qui a débuté son déploiement le 12 octobre 2025, implique la collecte de données biométriques, notamment les empreintes digitales et les images faciales, afin de renforcer la sécurité aux frontières.
L’objectif principal du SEE est de moderniser et de sécuriser les frontières de l’espace Schengen, qui comprend tous les pays de l’Union européenne (à l’exception de l’Irlande et de Chypre), ainsi que l’Islande, la Norvège et la Suisse. Le système vise à réprimer la criminalité, à identifier les documents de voyage falsifiés ou volés et à contrôler le respect de la limite de séjour de 90 jours sur une période de 180 jours, applicable aux voyageurs de pays tiers.
Concrètement, lors de leur première entrée dans l’espace Schengen, les voyageurs devront s’enregistrer sur des kiosques automatisés ou auprès d’agents de contrôle aux frontières. Leurs données biométriques (empreintes digitales et image faciale) ainsi que les informations de leur passeport seront enregistrées dans une base de données centrale. Lors des passages de frontières ultérieurs, la biométrie faciale sera utilisée pour vérifier l’identité du voyageur.
Le déploiement du SEE se fait progressivement sur une période de six mois. Durant cette phase initiale, les États membres ne sont pas tenus d’appliquer systématiquement les contrôles. L’Allemagne a commencé le déploiement à l’aéroport de Düsseldorf, tandis que l’Espagne prévoit une mise en œuvre progressive, débutant dans les aéroports, puis s’étendant aux frontières terrestres et maritimes. La République tchèque, l’Estonie et le Luxembourg ont quant à eux choisi d’être pleinement opérationnels dès le début.
Pour l’instant, il n’est pas nécessaire de prendre des mesures spécifiques en amont. Le processus d’enregistrement se déroulera au point d’entrée. Jusqu’au 9 avril 2026, les contrôles traditionnels des passeports se poursuivront, mais les données biométriques pourront également être collectées. Il faudra attendre encore un an avant que les voyageurs ne soient tenus de s’inscrire à un Ethias, une autorisation de voyage électronique.
Les citoyens européens, quant à eux, bénéficieront de voies dédiées aux frontières, où seul un contrôle rapide de la validité et de l’identité du passeport sera effectué, comme c’était le cas avant le Brexit pour les détenteurs de passeports britanniques.
L’enregistrement dans le système sera valable pendant trois ans, renouvelable à chaque nouvelle entrée dans l’espace Schengen. Le ministère de l’Intérieur précise que l’enregistrement est valable “pour une période glissante de trois ans ou jusqu’à l’expiration du passeport”. Des précisions sont en cours concernant le renouvellement de l’enregistrement en cas de renouvellement du passeport.
Certains aéroports, comme celui de Prague, pourraient demander aux voyageurs de fournir des informations sur le motif de leur voyage, leur hébergement, leurs ressources financières et leur billet de retour. Ces questions étaient initialement prévues au terminal Eurostar de Londres St Pancras International et au port de Douvres, mais semblent avoir été supprimées pendant la phase de déploiement de six mois.
Le gouvernement britannique recommande fortement de souscrire une assurance voyage complète, incluant une couverture médicale, avant de se rendre dans l’Union européenne, bien que celle-ci ne soit pas une exigence obligatoire dans le cadre du SEE.
Pour les croisiéristes, les règles varient en fonction de l’itinéraire. Si le voyage commence et se termine en dehors de l’espace Schengen, les contrôles du SEE ne seront généralement pas nécessaires. En revanche, si la croisière inclut des escales dans des ports de l’espace Schengen, les passagers devront passer par le système d’entrée-sortie.
Pour aller plus loin
