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Journée de l’égalité salariale : la transparence salariale et le travail de soins au centre des préoccupations

by Nicolas Lefèvre

Publié le 31 octobre 2025 18:14:00. À la veille de la Journée de l’égalité salariale, les partis politiques autrichiens s’accordent sur la persistance des inégalités de revenus entre les femmes et les hommes, tout en divergeant sur les solutions à mettre en œuvre pour y remédier.

  • Le 2 novembre marque le jour où les femmes autrichiennes doivent travailler jusqu’à la fin de l’année pour atteindre le salaire annuel déjà perçu par les hommes.
  • La transparence salariale, via la directive européenne, est au cœur des débats, avec des propositions allant d’une application stricte à des ajustements pour limiter la bureaucratie.
  • La répartition inégale des tâches de soins est pointée du doigt comme un facteur majeur de l’écart salarial, avec des appels à une meilleure conciliation vie privée-vie professionnelle.

L’écart de rémunération entre les femmes et les hommes reste une préoccupation majeure en Autriche, comme le soulignent les différents partis parlementaires. Cette année, la Journée de l’égalité salariale tombe le 2 novembre, symbolisant le moment où, en moyenne, les hommes ont déjà gagné l’équivalent d’une année de salaire, tandis que les femmes devront travailler jusqu’au 31 décembre pour atteindre le même niveau de revenus.

Le Parti social-démocrate d’Autriche (SPÖ) met l’accent sur la nécessité de la transparence salariale. La ministre des Femmes, Eva-Maria Holzleitner, plaide pour une application rigoureuse de la directive européenne à ce sujet, citant l’Islande comme un exemple à suivre.

« Les entreprises doivent prouver qu’elles paient équitablement. Les parents partagent également le congé de maternité. Il existe un quota obligatoire dans les conseils de surveillance et les conseils d’administration. »

Eva-Maria Holzleitner, Ministre des Femmes (SPÖ)

Le parti NEOS se range également derrière la directive européenne, tout en insistant sur la nécessité d’éviter une réglementation excessive et une bureaucratie inutile pour les entreprises lors de sa mise en œuvre. De son côté, Les Verts estiment que les mesures prévues par la directive ne sont pas suffisantes, notamment en raison de l’exclusion des petites entreprises. Meri Disoski, porte-parole des femmes des Verts, propose d’étendre les obligations de transparence aux entreprises de 35 salariés ou plus et de rendre accessibles, sous forme anonyme, les rapports sur les revenus des comités d’entreprise à l’ensemble des salariés.

Au-delà de la transparence salariale, les partis politiques s’accordent sur le rôle crucial de la répartition inégale du travail de soins non rémunéré dans l’explication de l’écart salarial. Le SPÖ, NEOS, FPÖ et Les Verts proposent des solutions variées pour encourager un partage plus équitable des tâches de soins, notamment des délais d’attente égaux pour les congés parentaux et un droit légal à une garde d’enfants gratuite et continue dès la première année de vie. NEOS appelle à une augmentation du nombre de places en crèche pour éviter que les femmes ne soient contraintes de travailler à temps partiel. Les Verts, quant à eux, réclament la création de 50 000 nouvelles places en crèche d’ici 2030.

Le Parti de la liberté d’Autriche (FPÖ) met en avant la nécessité d’améliorer les salaires dans les professions à forte proportion de femmes, telles que les professions infirmières, sociales et éducatives. Rosa Ecker, porte-parole du FPÖ pour les femmes, propose également de prendre en compte intégralement les périodes d’éducation des enfants et de soins à la retraite, ainsi qu’un soutien ciblé aux emplois à temps plein pour les femmes qui le souhaitent.

Le Parti populaire autrichien (ÖVP) adopte une approche plus optimiste, soulignant les progrès réalisés en matière d’égalité entre les hommes et les femmes. Juliane Bogner-Strauß, porte-parole des femmes de l’ÖVP, se réfère au dernier « Rapport sur la prise en compte de l’égalité réelle dans le cadre de l’orientation d’impact », qui met en évidence une évolution positive. La proportion de femmes dans les organes de contrôle liés à l’État est passée de 51,4 % en 2023 à 53 % l’année dernière, bien que des défis persistent en matière d’accès des femmes à l’éducation et au marché du travail.

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