Publié le 27 octobre 2025. L’agence indonésienne de lutte contre la corruption (KPK) a ouvert une enquête sur des allégations de malversations liées au projet de train à grande vitesse reliant Jakarta à Bandung, connu sous le nom de Whoosh. L’affaire a été signalée par l’ancien ministre coordinateur des affaires politiques, juridiques et de sécurité, Mahfud MD, qui évoque des surcoûts.
- La KPK a confirmé l’ouverture d’une enquête, mais reste discrète sur les détails.
- Mahfud MD a publiquement demandé à la KPK de le convoquer pour témoigner.
- L’ancien ministre accuse des irrégularités impliquant des majorations injustifiées des coûts.
L’enquête de la Commission indonésienne pour l’éradication de la corruption (KPK) intervient après les déclarations de Mahfud MD sur son compte X (@mohmahfudmd) le 18 octobre 2025. Il y affirmait avoir été sollicité pour signaler des irrégularités dans le projet ferroviaire. Selon ses informations, des surcoûts non justifiés seraient au cœur du problème.
Interrogé par Tempo le 27 octobre 2025, Asep Guntur Rahayu, le député par intérim de l’application et de l’exécution de la KPK, a confirmé l’ouverture d’une enquête.
« Oui, il y a effectivement une enquête. »
Asep Guntur Rahayu, député par intérim de l’application et de l’exécution de la KPK
Cependant, il a refusé de divulguer des informations précises sur la nature des allégations, soulignant que l’enquête en est à ses débuts.
« Nous sommes encore en train d’examiner le modus operandi. »
Asep Guntur Rahayu, député par intérim de l’application et de l’exécution de la KPK
Mahfud MD a critiqué la procédure suivie, estimant que la police aurait dû ouvrir une enquête dès réception d’informations sur une potentielle activité criminelle, sans attendre un signalement formel. Il a ensuite demandé à la KPK de le convoquer rapidement pour témoigner, tout en précisant qu’il souhaitait uniquement fournir des informations aux enquêteurs.
Ce projet de train à grande vitesse, baptisé Whoosh, a suscité de nombreuses discussions en Indonésie, notamment concernant son coût et son impact financier. Le président Jokowi a récemment défendu le projet, insistant sur le fait que les transports en commun doivent être au service de l’intérêt général et non de la recherche de profits financiers.
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