Publié le 1er janvier 2026 à 5h40. Un arbre de Noël artisanal, réalisé par un membre de la Central Baptist Church, est devenu un symbole d’espoir et de résilience pour la congrégation, rappelant l’importance de la force intérieure face aux épreuves de la vie.
La Central Baptist Church a reçu un cadeau original pour Noël : un arbre de Noël fait main, baptisé « L’arbre de Noël imparfait », offert par Alexander Barroga, un paroissien originaire d’Hawaï et résidant à Marshall. Cette œuvre, bien plus qu’une simple décoration, porte un message spirituel profond, inspiré par l’étude biblique du personnage de Jean-Baptiste.
« L’arbre est beau, certes, mais c’est le message qu’il véhicule qui m’a vraiment inspiré », explique Alexander Barroga. « Cela découle de nos études bibliques et c’est pourquoi il s’appelle ‘L’arbre de Noël imparfait’. »
Les imperfections de l’arbre – ses bords irréguliers, ses couches mal alignées et sa spirale sinueuse – évoquent la beauté et la complexité du parcours de la vie. Barroga et son groupe d’étude biblique s’étaient penchés sur la figure de Jean-Baptiste, un homme décrit comme « sauvage » et loin des apparences impeccables des pharisiens.
« Il n’était pas un pharisien à l’apparence immaculée, mais il était capable d’attirer les gens grâce à ses paroles, de toucher leur cœur et de les baptiser. »
Alexander Barroga
Après une étude approfondie sur Jean-Baptiste, Barroga avait initialement l’intention de tailler l’arbre pour lui donner une forme plus parfaite. Mais il a rapidement réalisé que l’arbre, dans son état imparfait, portait un message puissant.
« Je me suis dit : ‘Ce n’est pas un arbre de Noël parfait, ce n’est pas ce que je voulais, mais il y a un message derrière tout ça.’ C’est ainsi que j’ai choisi le nom ‘L’arbre de Noël imparfait’. »
Alexander Barroga
La fabrication de l’arbre a demandé six jours et de nombreuses heures de travail. C’est la première fois que Barroga se lançait dans un tel projet, mettant à profit les compétences transmises par son père, charpentier. Après l’avoir exposé sur son lieu de travail, Good Shepherd Continuing Care, il l’a offert à son église.
Un panneau explicatif accompagne l’arbre, soulignant l’importance d’une base solide, de la résilience et de la croissance personnelle. Barroga détaille la symbolique de l’arbre :
« Cet arbre n’est pas parfait. Ses bords sont inégaux, ses couches ne s’alignent pas comme nous l’espérons. Certaines marches sont larges et lourdes, d’autres fines et presque fragiles. Elles se tordent au lieu de monter droites, car elles sont un peu courbées et tordues. Et c’est précisément là que réside sa beauté. Au début, il a été construit sur une base en bois, avec un poteau en bois, de bonnes intentions et des mains prudentes, en espérant que cela suffirait. Mais le poids était trop lourd. Il s’est fissuré, il s’est cassé et il est tombé. Il s’est littéralement brisé. Alors, il a été reconstruit, cette fois avec quelque chose de plus solide : un poteau en acier pour supporter le poids, une base en ciment pour le maintenir stable. Et une fois qu’il avait une base solide et un véritable support, il a finalement pu tenir debout. »
Alexander Barroga
Il établit un parallèle avec la vie : « Sans une base solide, nous nous brisons. Sans soutien, nous tombons, aussi belle que soit la vision, aussi importants que soient nos efforts pour nous relever. Notre voyage est fait d’étapes inégales – certaines longues, certaines courtes, certaines franchies avec confiance, d’autres avec peur. Nous trébuchons, nous reconstruisons, nous apprenons. C’est ce qui nous maintient vraiment. »
L’arbre illustre ainsi la capacité à surmonter l’adversité, même lorsque la vie prend des tournures inattendues. Barroga souligne que « l’imperfection n’est pas un échec, la chute n’est pas la fin. Parfois, c’est une leçon qui nous enseigne le type de fondation dont nous avons besoin pour continuer à viser les étoiles. »
Kathleen Gillihan, enseignante de l’école du dimanche, a exprimé son admiration pour ce geste :
« C’est la plus belle chose que j’aie jamais vue. Il l’a fait de ses propres mains, et cela lui a pris des heures et des heures. C’est vraiment Dieu qui œuvre à travers lui. C’est magnifique ! Quelle bénédiction ! »
Kathleen Gillihan
