Publié le 27 novembre 2025 à 06h46. La Finlande, longtemps considérée comme un modèle d’État-providence en Europe, voit son équilibre budgétaire menacé et se voit enjoindre par l’Union européenne de réduire ses dépenses. Parallèlement, l’administration américaine de Donald Trump multiplie les investissements dans des secteurs stratégiques, suscitant des interrogations sur l’utilisation des fonds publics.
- L’Union européenne recommande à la Finlande de réduire ses dépenses budgétaires face à un déficit croissant.
- L’administration Trump a investi plus de 10 milliards de dollars (environ 14 600 milliards de wons) dans des entreprises privées des secteurs de la défense, des semi-conducteurs et des terres rares.
- Volkswagen accélère ses investissements en Chine pour réduire ses coûts de production de véhicules électriques.
La situation financière de la Finlande, traditionnellement solide, s’est dégradée ces dernières années, entraînant une intervention de l’Union européenne. Selon Bloomberg News, la Commission européenne a annoncé le 25 novembre qu’elle soumettrait au Conseil une recommandation concernant la « procédure de correction du déficit budgétaire excessif » (PDE) de la Finlande. L’UE impose aux États membres de maintenir leur déficit budgétaire en dessous de 3 % du produit intérieur brut (PIB) et leur dette publique en dessous de 60 %. Le non-respect de ces règles peut entraîner des sanctions financières.
Cette situation est attribuée à une croissance économique stagnante, à une augmentation des dépenses sociales et de défense, et à la difficulté de trouver de nouveaux moteurs de croissance après le déclin de Nokia, autrefois leader dans le domaine des technologies de l’information. Le vieillissement rapide de la population exerce également une pression accrue sur les dépenses sociales.
Par ailleurs, l’administration américaine de Donald Trump semble miser sur une stratégie d’investissements directs dans des entreprises privées pour relancer les industries stratégiques et réduire la dépendance du pays à la Chine, notamment en matière de terres rares. Le New York Times a révélé le 25 novembre que plus de 10 milliards de dollars (environ 14 600 milliards de wons) ont été investis dans au moins neuf entreprises des secteurs de l’acier, des minéraux, de l’énergie nucléaire et des semi-conducteurs. Cette approche, bien que visant à stimuler l’économie, suscite des critiques quant à l’utilisation des fonds publics et à son alignement avec les valeurs traditionnelles du Parti républicain.
Dans un autre registre, Volkswagen, le premier constructeur automobile européen, a annoncé son intention de lancer 30 nouveaux modèles en Chine d’ici 2030. Cette décision s’explique par le coût de production plus faible en Chine, estimé à moitié inférieur à celui de l’Allemagne, grâce à un écosystème bien établi pour les véhicules électriques, notamment en ce qui concerne la chaîne d’approvisionnement des batteries et la compétitivité des coûts de main-d’œuvre.
Enfin, Nvidia, leader dans le domaine des semi-conducteurs et de l’intelligence artificielle, tente de maintenir son avance face à la concurrence de Google, qui a récemment lancé son modèle « Gemini 3.0 ». Nvidia affirme que ses puces sont encore une génération en avance sur celles de ses concurrents, soulignant l’importance de ses unités de traitement graphique (GPU) pour l’exploitation de services tels que le cloud et l’apprentissage automatique.
Les relations sino-américaines semblent également s’améliorer, avec la perspective de quatre sommets entre les présidents Donald Trump et Xi Jinping l’année prochaine, selon le secrétaire américain au Trésor, Scott Besant. Le président Trump a annoncé sur son réseau social Truth Social un appel téléphonique avec son homologue chinois et un voyage prévu en Chine en avril prochain, tandis que le président Xi Jinping devrait se rendre aux États-Unis dans le courant de l’année.
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