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La Belgique suggère une opération de l’OTAN pour répondre aux préoccupations américaines

Publié le 11 janvier 2026 à 22h12. Face aux tensions croissantes concernant le Groenland, le ministre belge de la Défense plaide pour une opération de l'OTAN dans l'Arctique, tandis que les dirigeants groenlandais affirment leur droit à l'autodétermination…

La Belgique suggère une opération de l’OTAN pour répondre aux préoccupations américaines

Publié le 11 janvier 2026 à 22h12. Face aux tensions croissantes concernant le Groenland, le ministre belge de la Défense plaide pour une opération de l’OTAN dans l’Arctique, tandis que les dirigeants groenlandais affirment leur droit à l’autodétermination et rejettent toute idée d’annexion.

  • Le ministre belge de la Défense, Théo Francken, propose une opération de l’OTAN dans le Grand Nord pour répondre aux préoccupations américaines en matière de sécurité.
  • Donald Trump a publiquement exprimé son intérêt pour l’acquisition du Groenland, suscitant l’inquiétude en Europe et une réaction ferme des autorités groenlandaises.
  • Les partis politiques groenlandais, unis dans leur opposition à toute prise de contrôle américaine, réclament un nouvel accord de défense avec les États-Unis.

L’idée d’une opération de l’OTAN dans l’Arctique a été lancée par le ministre belge de la Défense, Théo Francken, dans un contexte de vives tensions diplomatiques autour du Groenland. M. Francken estime qu’une telle initiative permettrait de répondre aux préoccupations exprimées par les États-Unis en matière de sécurité dans cette région stratégique. Il a souligné la nécessité d’une collaboration transatlantique forte et d’une démonstration d’unité face aux défis actuels.

« Nous devons collaborer, travailler ensemble et faire preuve de force et d’unité. Il est nécessaire d’une opération de l’OTAN dans le Grand Nord. »

Théo Francken, ministre belge de la Défense

Cette proposition intervient après que le président américain Donald Trump a déclaré publiquement son intérêt pour l’acquisition du Groenland, invoquant la nécessité d’empêcher la Russie ou la Chine d’y établir une présence future. Il avait même suggéré le recours à la force pour parvenir à ses fins, déclarant vouloir conclure un accord « à la manière la plus facile ou la plus difficile ».

Les autorités danoises et groenlandaises ont fermement rejeté ces propositions, affirmant que le Groenland, territoire autonome du Danemark, ne peut être annexé. Les dirigeants groenlandais ont souligné leur droit à l’autodétermination et ont condamné les déclarations américaines comme étant « extrêmement irrespectueuses ». Les cinq partis politiques du parlement groenlandais ont publié une déclaration commune réaffirmant leur identité et leur refus d’être intégrés aux États-Unis ou au Danemark.

« Nous ne serons pas Américains, nous ne serons pas Danois, nous sommes Groenlandais. »

Dirigeants des cinq partis politiques groenlandais

Pele Broberg, chef du parti Naleraq, a déclaré à RTÉ News qu’il ne craignait pas une invasion américaine, estimant qu’une telle action n’aurait aucun sens logique. Il a toutefois souligné que les zones du Groenland les plus susceptibles d’attirer l’attention de la Chine et de la Russie se situent le long de la côte est, une région peu peuplée. Il a également plaidé pour un dialogue direct entre le Groenland et les États-Unis, afin de négocier un nouvel accord de défense remplaçant celui conclu en 1951.

L’OTAN a pris acte des préoccupations américaines et a confirmé que son secrétaire général, Mark Rutte, avait discuté avec le secrétaire d’État américain Marco Rubio de l’importance de l’Arctique pour la sécurité collective et des efforts de l’Alliance pour renforcer ses capacités dans le Grand Nord. M. Francken a suggéré de s’inspirer des opérations Baltic Sentry et Eastern Sentry, qui combinent les forces de différents pays et utilisent des drones et des capteurs pour surveiller les zones terrestres et maritimes, pour créer une « Sentinelle arctique ».

Malgré les tensions, M. Broberg a exprimé son optimisme quant à la possibilité de résoudre les différends par la diplomatie et le dialogue. Il a souligné que les Groenlandais souhaitent avant tout préserver leur identité et leur autonomie.

« Je crois que la diplomatie et le dialogue finiront par gagner. »

Pele Broberg, chef du parti Naleraq

Rapports supplémentaires : Reuters

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À propos de l’auteur: Clara Dubois

Clara Dubois suit l’actualité internationale, les affaires diplomatiques et les grands équilibres géopolitiques. Son travail met l’accent sur le contexte, les faits vérifiables et les conséquences concrètes des événements mondiaux.