Home AffairesLa Chambre : le Parlement trouve l’énergie pour débattre des coûts de l’électricité

La Chambre : le Parlement trouve l’énergie pour débattre des coûts de l’électricité

by Amélie Bernard

Publié le 25 octobre 2025 19:21:00. Le secteur énergétique néo-zélandais a été au cœur d’un débat parlementaire houleux cette semaine, alors que les prix de l’électricité grimpent et que les tensions sur la production s’intensifient. Les partis politiques s’accordent sur la nécessité de garantir l’approvisionnement, mais divergent sur les solutions à adopter.

  • Le Parlement a consacré une heure à débattre de la situation énergétique du pays.
  • Le gouvernement actuel cherche à augmenter l’approvisionnement en gaz, à encourager de nouveaux projets de production et à réformer le marché de l’électricité.
  • L’opposition critique la politique énergétique du gouvernement précédent, notamment l’interdiction de l’exploration pétrolière et gazière offshore.

Le débat parlementaire a mis en lumière les défis auxquels est confronté le secteur énergétique néo-zélandais, notamment la nécessité de garantir un approvisionnement fiable et abordable tout en respectant les objectifs climatiques. Le ministre de l’Énergie, Simon Watts, a défendu les mesures prises par son gouvernement pour stabiliser la situation, tandis que l’opposition a souligné les conséquences de la hausse des prix pour les entreprises et les ménages.

Simon Watts a insisté sur la nécessité d’un marché de l’électricité plus efficace et mieux réglementé.

« Notre marché de l’électricité ne fonctionne pas aussi efficacement qu’il devrait l’être. Les Néo-Zélandais doivent avoir davantage confiance dans le fait que le marché de l’électricité est doté de régulateurs forts et qu’il existe une concurrence suffisante pour garantir les prix abordables dont nous avons tous besoin, donner aux ménages et aux entreprises plus de contrôle sur leurs factures d’électricité et, surtout, maintenir la croissance de notre économie. »

Simon Watts, ministre de l’Énergie

Il a également annoncé le lancement d’un projet d’acquisition d’un terminal d’importation de gaz naturel liquéfié (GNL) pour diversifier les sources d’énergie et faire face aux périodes de sécheresse.

La porte-parole du Parti travailliste, Deborah Russell, a quant à elle mis l’accent sur l’importance de la sécurité de l’approvisionnement et de la lutte contre la hausse des prix.

« Nous devons nous assurer que notre approvisionnement en électricité, notre approvisionnement en énergie, est certain. En particulier, nous devons réfléchir à ce qu’on appelle le raffermissement, en nous assurant que notre système est robuste. »

Deborah Russell, porte-parole du Parti travailliste

Elle a souligné les difficultés rencontrées par les entreprises et les ménages en raison de l’augmentation des coûts de l’énergie.

Le député vert Scott Willis a critiqué la politique du gouvernement en faveur de l’augmentation de la production de gaz, la qualifiant de solution dépassée et incompatible avec les objectifs climatiques. Il a repris une phrase célèbre de l’ancien Premier ministre David Lange pour dénoncer cette orientation.

« L’avenir n’est pas avec les fossiles – ceux qui continuent de proposer cela ne rendent pas service à notre pays. Vous pouvez sentir les fumées dans leur haleine lorsqu’ils nous allument du gaz. »

Scott Willis, député vert

Il a également souligné que les sociétés pétrolières et gazières n’ont pas réussi à trouver de nouvelles ressources malgré des investissements importants.

D’autres députés, comme Andy Foster et Simon Court, ont critiqué la politique énergétique du gouvernement précédent, notamment l’interdiction de l’exploration pétrolière et gazière offshore, qu’ils considèrent comme un acte de « vandalisme économique ». Ils ont souligné les conséquences négatives de cette interdiction sur l’économie et l’approvisionnement énergétique du pays.

La question de la privatisation ou de la nationalisation du secteur de l’énergie reste un point de divergence entre les différents partis politiques. Le Parti Māori n’a pas participé au débat. Vous pouvez consulter l’intégralité des échanges parlementaires ici.

The House de RNZ, qui présente un aperçu du Parlement, de la législation et des enjeux, est réalisé grâce au financement du Bureau du greffier du Parlement.

Inscrivez-vous à Ngā Pitopito Kōrero, une newsletter quotidienne organisée par nos rédacteurs et livrée directement dans votre boîte de réception chaque jour de la semaine.

You may also like

Leave a Comment

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.