Une nouvelle escarmouche a éclaté mercredi au Conseil de Paris entre Anne Hidalgo et Rachida Dati, cette fois-ci autour des dépenses de certains élus. L’échange, vif et personnel, a relancé les polémiques sur la transparence des frais de mandat et les accusations de corruption visant les deux figures politiques.
L’altercation a débuté lorsque Rachida Dati, maire du 7e arrondissement, a interpellé Anne Hidalgo sur les frais engagés par Éric Lejoindre, le maire du 18e arrondissement. « Vous, vous n’êtes pas choquée par les près de 10 000 € de frais de pressing et de repas familiaux payés par l’argent des parisiens pour Éric Lejoindre ? » a-t-elle demandé, faisant référence à des informations publiées par le quotidien Libération le 2 octobre. L’article du journal épinglait également d’autres notes de frais, provenant d’élus de tous bords.
Anne Hidalgo n’a pas tardé à réagir, lançant un défi à sa rivale : « Je mets Rachida Dati au défi de réussir à vivre avec l’indemnité de 4 900 euros nets après impôts dont elle bénéficie en tant qu’édile. » Elle a jugé cet objectif « ambitieux » au regard des revenus déclarés de Rachida Dati.
La maire de Paris a ensuite enchaîné en soulignant l’importance des indemnités pour éviter que les élus ne soient tentés de chercher des revenus complémentaires auprès d’intérêts privés. « Pourquoi tout cela existe ? Pour faire en sorte que ça marche, et deuxièmement pour éviter que les élus ne soient tentés d’aller travailler pour des intérêts privés pour assurer leur train de vie », a-t-elle insisté.
L’échange a pris une tournure particulièrement personnelle lorsque Anne Hidalgo a conclu en rappelant le procès pour corruption dont est accusée Rachida Dati. « Puisque vous allez être jugée pour corruption en septembre 2026, le 16 septembre 2026 », a-t-elle déclaré.
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