Publié le 2025-11-20 10:04:00. Les astronomes ont détecté une nouvelle comète interstellaire, baptisée 3I/ATLAS, qui traversera notre système solaire. Il s’agit seulement du troisième objet confirmé d’origine extérieure à notre Soleil.
- La comète 3I/ATLAS a été repérée pour la première fois le 1er juillet 2025 par le système ATLAS.
- Elle est devenue le troisième corps interstellaire à suivre une trajectoire hyperbolique à travers notre système solaire.
- Son âge pourrait atteindre au moins sept milliards d’années, ce qui en ferait un vestige plus ancien que notre propre système solaire.
La découverte de cette comète, officiellement désignée C/2025 N1 (ATLAS) après confirmation de sa nature, a été rendue possible grâce au réseau de télescopes ATLAS (Asteroid Terrestrial-impact Last Alert System). Ce système, déployé à Hawaï, en Afrique du Sud, au Chili et aux îles Canaries, est conçu pour identifier les objets potentiellement dangereux pour la Terre, mais s’avère également précieux pour la détection de visiteurs venus d’ailleurs.
L’excentricité orbitale particulièrement marquée de 3I/ATLAS justifie sa désignation spécifique. Les scientifiques estiment que cette comète provient du disque épais de la Voie lactée, une structure galactique plus ancienne que le disque mince où se trouve notre système solaire. Le disque épais, qui s’est formé il y a environ 13 milliards d’années, est une sorte d’enveloppe contenant la plupart des étoiles de notre galaxie, dont le Soleil. Si cette origine est confirmée, l’âge de la comète pourrait dépasser les sept milliards d’années.
Avant 3I/ATLAS, seuls deux autres objets interstellaires avaient été identifiés dans notre système solaire : 1I/’Oumuamua, découvert en 2017, et la comète 2I/Borissov, observée en 2019. L’étude de ‘Oumuamua avait suscité de vives interrogations sur sa nature et son origine, tandis que Borissov avait confirmé la possibilité de comètes provenant d’autres systèmes stellaires.
L’étude de ces objets interstellaires offre une opportunité unique d’en apprendre davantage sur la composition et les conditions qui prévalent dans d’autres régions de notre galaxie, et potentiellement, dans d’autres systèmes stellaires.
