Publié le 8 novembre 2025 06:44:00. La comète interstellaire 3I/Atlas, venue de l’espace lointain, continue son périple à travers notre système solaire et a récemment atteint son point le plus proche du Soleil, offrant aux scientifiques une occasion unique de l’étudier.
La comète 3I/Atlas a franchi l’écliptique fin octobre, se rapprochant à 1,36 unité astronomique (UA) du Soleil – une UA représentant la distance Terre-Soleil. Bien qu’elle se rapproche de notre planète, elle passera à environ 1,8 UA de la Terre juste avant Noël, une distance qui la rendra difficilement observable depuis le sol.
Début octobre, la comète a frôlé la planète Mars à une distance de 0,2 UA. Des observations ont alors été réalisées par les sondes spatiales en orbite autour de Mars, puis relayées par les satellites dédiés à l’étude du Soleil et de la météo spatiale.
Une observation complexe, mais essentielle
Actuellement invisible depuis la Terre car elle se trouve derrière le Soleil, 3I/Atlas est scrutée par les sondes STEREO-A, SOHO et GOES-19. Ces engins spatiaux sont équipés de coronographes, des instruments capables de bloquer la lumière solaire pour observer la couronne solaire et les environs immédiats de notre étoile.
SOHO, en particulier, est un observateur vétéran du Soleil, opérant depuis 30 ans. Ces satellites ont une longue expérience dans la détection de comètes, souvent de petites comètes « poilues » qui ne sont visibles que depuis l’espace, car elles passent trop près du Soleil et peuvent même s’y désintégrer.
La comète révèle sa couleur et sa luminosité
La comète 3I/Atlas a commencé à s’éclaircir à mesure qu’elle s’approche du Soleil, mais sa luminosité augmente plus rapidement que prévu. Les observations du coronographe CCOR-1 à bord du satellite GOES-19 ont révélé que sa coma – l’enveloppe gazeuse et poussiéreuse entourant le noyau – atteint déjà quatre minutes d’arc.
Les scientifiques ont également constaté que la comète est plus bleue que la lumière solaire, ce qui suggère la présence de gaz, notamment de diatomées de carbone et d’azanyle, contribuant significativement à sa luminosité.
Avec une luminosité d’environ 9 magnitudes dans l’écliptique, la comète serait observable avec des télescopes de taille modeste si elle n’était pas masquée par l’éblouissement du Soleil.